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Les jolies citations #18 | juin 2021

19 juillet 2021

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la dix-huitième édition, celle de juin 2021.

🤍 Merciful crows, tome 2 : l’aigle impitoyable ( de Margaret Owen ).

« On n’a rien perdu qui vaille la peine d’être pleuré. » Page 125.

« Si la peur de la perdre l’avait submergé, elle serait le feu et l’eau qui la ramènerait à la surface. » Page 130.

« La seule différence entre un conquérant et un voleur, c’est une armée. » Page 195.

🤍 L’envol ( de Kyrie McCauley ).

« Peut-être que les classiques ont raison depuis le début : les histoires d’amour finissent mal, en général. Et tous les cœurs finissent par se briser. Ce n’est qu’une question de temps. » Page 63.

« Je n’ai pas peur du noir. J’ai peur de ne pas voir le matin. Alors je reste éveillée toute la nuit et je pense au sous-sol. Cet endroit où il pourrait un jour cacher nos corps. » Page 100.

« Je ne veux pas ressembler à ces héroïnes de romans qui se retrouvent prises au piège. Ou, pire, qui paient leurs luttes au prix de leur vie. Même parler peut se révéler dangereux. Et si un jour je deviens journaliste, j’espère que mes mots, une fois en première page, atteindront leur cible. Et qu’un jour je pourrai raconter les histoires qui méritent d’être mises en lumière. » Page 171.

« Mon grand-père a fait la guerre et en est revenu brisé. Papa a grandi au sein d’un foyer où la rage était monnaie courante, comme s’il s’agissait d’une valeur à préserver. Et c’est ainsi que s’est formé notre arbre généalogique. Quand la colère est une tradition, on reçoit la peur en héritage. » Page 205.

« Quel est le poids des mots ? Celui de l’encre et du papier, ou celui de leur pouvoir de nuisance ? Surtout ceux qu’on prononce tout haut, sous le coup de la colère. » Page 215.

« C’est peut-être plus simple que ça. Et s’il fallait juste accepter les choses telles qu’elles sont ? Peut-être que pour les femmes, la peur est le prix à payer pour exister dans ce monde. » Page 282.

« Notre famille est une galaxie dont les planètes s’éloignent un peu plus de leur orbite à chaque incident comme celui de l’autre nuit. Pris dans un tourbillon de plus en plus violent, nous nous préparons à l’impact. On n’échappe pas à la loi de la gravité. » Page 306.

« Parfois, je préférerais qu’il soit vraiment méchant. Il est facile de détester les gens méchants, mais pas les gens brisés qui peuvent encore aimer et être aimés. » Page 319.

🤍 Crescent city, tome 1 : maison de la terre et du sang ( de Sarah J. Maas ).

« La chasse aux bonnes affaires est un de mes passe-temps. Et je ne connais pas meilleur endroit que votre royaume pour m’y adonner. » Page 260.

« Hunt ouvrit la bouche pour dire à Quinlan qu’il comprenait. Pas seulement la relation compliquée, mais aussi la perte. Se réveiller un matin entourée d’amis et de l’amour de sa vie — et se retrouver le soir même privée à jamais de leur présence. Il comprenait à quel point ça pouvait ronger les os, les sangs, l’âme même de quelqu’un. À quel point rien ne semblait pouvoir jamais arranger les choses. » Page 340.

« — Et se retrouver torse nu chez toi, ça fait partie de sa mission ?
— Tu sais comment sont les mecs Vanes. Montrer leurs muscles, c’est leur raison de vivre. » Page 351.

« Il est des destins pires que la mort, tu sais. » Page 466.

« Vous faites semblant d’être irrévérencieuse et paresseuse, mais en votre for intérieur vous n’abandonnez pas. Parce que vous savez que si vous laissez tomber, ça leur donne la victoire — à tous ces orvets que vous avez pu croiser. Et donc, bien vivre — c’est le meilleur allez vous faire foutre que vous pouvez leur envoyer. » Page 587.

« Ouvrez votre cœur à quelqu’un, donnez-lui le pouvoir de vous faire du mal, et c’est exactement ce qu’il fera au bout du compte. » Page 612.

« Avec elle, je me suis senti raiment vivant pour la première fois de mon existence. Conscient de moi-même, de mon potentiel. Ne serait-ce que pour cela, je l’aimerai à jamais. » Page 669.

« — Pourquoi ?
— Parce que je voulais avoir mal. Je voulais que la douleur m’empêche d’oublier. » Page 466.

🤍 Ranee Tara Sonia Chantal Anna ( de Mitali Perkins ).

« Pour moi, une bibliothèque c’est une mine d’histoires, un havre de paix. L’odeur poussiéreuse des livres me chavire autant que le parfum de ma grand-mère quand j’étais petite.  » Page 37.

🤍 Robin des graffs ( de Muriel Zürcher ).

« Tu vois, Bonny-la-Rebelle, le meilleur hommage qu’on puisse faire à un mort, c’est de continuer à vivre. » Page 79.

« — C’est vrai que pour toi, c’est différent, Sam. T’as tellement la trouille de t’attacher aux humains que tu préfères les morts. Au moins, ils ne risquent pas de se barrer sans préavis.
— Non, c’est pas ça, répondit Sam en chuchotant. Je préfère aimer les morts, parce que je risque pas de les tuer une deuxième fois. »
 Page 79.

« — Tout le monde a peur de la mort, répondit-il.
— Alors, t’as peur ? insista l’enfant.
— Moi, j’ai peur de mourir avant d’avoir fini de vivre. »
 Page 147.

« Aimer, c’est risquer de souffrir. Mais vivre, c’est quoi ? Tu peux me le dire ? C’est rester terré tout seul dans un appart avec boulot-pizza-dodo au menu en attendant que ça passe ? Pour ne surtout jamais blesser personne. Pour ne jamais souffrir de perdre quelqu’un. C’est ça que tu veux ?  » Pages 168 et 169.

🤍 Esther Andersen ( de Timothée de Fombelle ).

« Et la vie pouvait repartir pour une deuxième moitié d’éternité. » Page ?

🤍 Jusqu’au dernier ( de Finbar Hawkins ).

« Je pleurais comme si le monde touchait à sa fin. Si seulement.. Au moins, je disparaîtrais une bonne fois pour toutes. » Page ?

🤍 Le bleu ne va pas à tous les garçons ( de George M. Johnson ).

« Je veux que mon histoire soit immortalisée. Je veux immortaliser la joie et la douleur, le triomphe et la tragédie, le discours de l’expérience noire et queer qui a été effacée des livres d’histoire. Une existence qui a pourtant toujours été. » Page 24.

« Les adultes qui jouent le rôle de l’homophobie créent des enfants qui font de même. » Page 79.

« Évoluer dans un monde qui remet en question notre humanité n’est pas une vie. C’est de la survie. Nous méritons tous mieux. » Page 80.

« C’est facile de croire qu’on se réveillera tous les jours avec ceux qui se trouvaient à nos côtés la veille. On les regarde prendre de l’âge, mais est-ce qu’on imagine leur vieillesse ou même leur absence ? » Page 154.

« Aimez qui vous voulez, sans aucune hésitation. Je parle aussi du visage que vous voyez chaque jour dans la glace. Je méritais ce genre d’amour. » Page 212.

« Remarquez dans ce chapitre les montagnes russes de ma confiance et mon découragement. Remarquez à quel point je ne comprenais pas pourquoi j’étais fort à certains moments, faible à d’autres. Car c’est ça, un coming out. Ce n’est pas une finalité. C’est quelque chose qui se déroule tout le temps. Il faut toujours faire son coming out quelque part. Dans chaque nouvelle ville. À chaque nouvelle personne qu’on rencontre, il faudra probablement décliner son identité. » Pages 224 et 225.

« Le temps n’attend personne, et quand on est noir et queer, bien trop de gens essaient déjà de voler le peu que nous possédons. Alors, vivez.  » Page 276.

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Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mes lectures de juin 2021. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous les œuvres dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

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