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Les jolies citations #16 | avril 2021

17 mai 2021

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la seizième édition, celle de avril 2021.

🤍 Masques & monstres, tome 1 : magie d’artisan ( de R. Oncedor ).

« T’es sérieuse ?! hurla-t-elle à la porte fermée. Il est presque une heure du matin, tu viens de perdre une oreille et tu es en train de t’épiler ? T’as pas assez souffert encore ? » Page 122.

« La pitié n’a pas de sens si elle te mène au danger. Souviens t’en. » Pages 11 et 165.

« La magie faisait des merveilles. Mais il n’y avait pas de magie dans le monde de Blanche et Cornélia. Juste quelques monstres abandonnés, qui n’avaient nulle part où aller, et dont elles se sentaient responsables. » Page 221.

« La vérité, c’est qu’elles avaient toujours été très seules. Ni l’une ni l’autre n’entraient dans la norme sociale : l’une ne parvenait pas à s’y conformer, l’autre ne faisait aucun effort pour essayer. » Page 477.

🤍 La vie vue d’en bas ( de Stacey Lee ).

« La meilleure façon de dire la vérité, c’est de rester anonyme, ou d’être publié après sa mort. » Page 49.

« Pour une fois, un artiste ne pourrait-il pas montrer les choses auxquelles les gens ne prêtent pas attention ? Comme le vent, par exemple. Peut-être ne serait-il plus invisible si l’on prenait le temps de le regarder. » Page 93.

« Caroline avance dans la vie poings serrés, comme si elle craignait de perdre prise. Ou peut-être est-elle déterminée à laisser son empreinte sur le monde, ce qui expliquerait pourquoi elle tape du pied ou brûle l’air avec ses remarques acerbes. » Page 162.

« Parfois, les choses doivent empirer avant de changer. » Page 171.

« Nous sommes toutes des bougies, et que nous soyons seules ou à deux n’affecte pas l’éclat de notre flamme. » Page 180.

« Parfois, on rencontre des gens qu’on a l’impression d’avoir toujours connus, tandis que d’autres vivent près de nous toute une vie sans que l’on s’en rende compte. » Page 183.

« Pourquoi prendre le risque de remporter une manche pour perdre ensuite la partie ?  » Page 209.

« Elles ne veulent pas être des hommes, mais juste avoir leur mot à dire. Dieu en nous aurait pas donné de pieds s’il ne voulait pas qu’on marche. De même, pourquoi nous donner un cerveau s’il ne veut pas que l’on ait des idées ? » Page ?

« La révolution se fait à petites gorgées, pas d’un trait. » Page 286.

🤍 Le roi des hyènes ( de Tess Corsac ).

« Je passe ma vie à mentir, à survivre en silence ! Et toi, tu viens me dire que t’as failli me buter parce que tu me trouvais trop normal ? » Page 53.

« Je me sens coupable d’un crime : j’ai ignoré la douleur d’autres enfants. Je n’ai pas réagi à leur détresse, alors que, pendant de longues années, j’ai espéré qu’on réponde à la mienne. » Pages 64 et 65.

« Je suppose que c’est ça, aussi, de grandir. Accepter qu’on n’ait pas tous les pouvoirs. » Page 213.

🤍 La passeuse de mots, tome 1 ( de Alric et Jennifer Twice ).

« Je ne sais pas depuis combien d’heures je suis en train de lire. Deux, peut-être cinq. Pour moi, le temps est un concept barbare. Il se définit par le nombre de livres dévorés et les aiguilles correspondent aux pages qui se tournent dans un bruissement familier et apaisant. » Page 9.

« Il est un mal bien plus grave que la vieillesse ou la décrépitude, ce sont les regrets. » Page 68.

« Le monde n’a pour limites que celles que nous nous fixons. » Page 69.

« Il est temps pour moi de casser le cycle sans fin de mes tourments. » Page 83.

« Les livres ne meurent pas, ils restent dans le cœur des gens. » Page 101.

« Tout peut basculer si vite. Nous ne sommes que défauts, fêlures et os. Des choses qu’on peut briser ou qui peuvent nous briser. » Page 103.

« Et les larmes couleront sur son visage, comme mille gouttes d’encre sur une page.  » Page 124.

« Amour, Amour. Tu sais que je ne suis pas un homme raisonnable. C’est toute la différence entre toi et moi. Tu es courageuse, mais je suis téméraire. Celui qui prend des risques ira toujours plus loin que celui qui se contente de prendre ce qu’on lui tend. » Page 248.

« Le courage n’empêche pas la peur. » Page 310.

« Nos cœurs sont tous deux entrelacés par le chagrin. » Page 346.

« Quoi ? Boire du rhum le matin ne me rend pas alcoolique, fillette ! Ça fait de moi un pirate. » Page 379.

« Sans le savoir, moi aussi j’avais les mains sur mes oreilles et mes yeux. » Page 457.

« C’est donc ça, la balance de la vie ? Du bon, du mauvais, la beauté, la laideur intérieure, la bonté, la cruauté. Tout n’est pas noir ou blanc, mais un mélange de sang, de larmes, de sourires et de force. » Page 498.

« Parfois je me sens idiote, et puis je te regarde et ça va beaucoup mieux ! » Page 554.

« La plupart des humains ne font qu’exister, parce que vivre est bien plus compliqué. C’est ce que j’ai fait pendant des années. Cette fille, elle embrasera le monde Elle deviendra un feu de forêt, terrible et beau à la fois.. » Page 601.

« — Tu n’as pas l’habitude de compter sur qui que ce soit, n’est-ce pas ?
— Nos propres ombres nous font faux bond dans l’obscurité. » Page 602.

« On ne peut effacer ni nos paroles ni nos actes. Seulement les oublier. » Page 612.

« Est-ce possible ? De vivre sans avoir peur du lendemain ? » Page 690.

« — À ton avis, quel bruit ça fait de tout laisser tomber ?
Une tape effleure le haut de ma tête. Son claquement sec se répercute dans la caverne.
— Quelque chose dans ce genre, mais en plus bruyant et plus douloureux. » Page 691.

« — Je ne suis pas à leur hauteur, Killian. À la hauteur de cet héritage. Qui suis-je pour y prétendre ? Si je pars de la Cité Immergée et que j’échoue..
— Personne ne t’a dit que ce serait facile, Een Valaan. Rien ne l’est dans ce monde. Je sais de quoi je parle. Il faut sans cesse se battre pour obtenir ce que l’on veut : la reconnaissance, le pouvoir, la paix, l’amour. Tout. C’est dur, c’est injuste, mais c’est comme ça. La vie est un perpétuel champ de bataille. Au fond, tu es une guerrière, mais tu ne le sais pas encore. Alors je ne me fais pas de souci. Ces efforts en vaudront la peine. Je peux te l’assurer. Tu en vaux la peine. Tu n’as qu’à imaginer que cet endroit est un rêve et que tu vas bientôt te réveiller. Si tu fuis ta peur, tu deviendras son esclave.
— C’est peut-être mieux que d’affronter seule la réalité.
— Qui a dit que tu serais seule ?
Je ne dis rien, consciente de ma bêtise.
— Tu n’es pas seule dans ce combat. Il va falloir que tu te mettes ça dans la tête une bonne fois pour toutes. Et, si tu le souhaites, considère-moi comme ton refuge. » Page 692.

« — Tu es bien calme, aujourd’hui. Toi d’ordinaire si pleine de vitalité.
— J’essaie d’être comme vous.
— Mystérieuse, voire mélancolique ? Tu tiens le bon bout. » Page 696.

« Oh non, tu n’es pas un fardeau, ma douce Arya ! Si tu savais. Je parle en mon nom, mais je sais que je ne suis et ne serai pas le seul à le penser. Tu es la lumière au bout du tunnel. L’étincelle dans la vie. Le sourire dans les larmes. » Page 697.

« Même l’étoile la plus isolée appartient à une constellation.  » Page 699.

🤍 Les saisons de la tempête, tome 1 ( de Elle Cosimano ).

« Certains choix ont des conséquences. Mais cela ne veut pas dire que nous ne devrions pas nous battre pour eux. » Page 133.

« Une personne rencontre souvent son destin sur le chemin qu’elle a emprunté pour l’éviter. » Page 137.

« Il est paisible, caressé par un vent qui me fait claquer des dents, et je me demande si ce sera toujours ainsi entre nous. Si je me sentirai toujours hors de mon élément, mais totalement vivante quand je suis avec lui. » Page 242.

« La peur et le froid se ressemblent parfois, et les fractures les plus profondes peuvent être les plus difficiles à voir. » Page 255.

« Peut-être que Jack a raison et que nous ne sommes pas censés nous chasser. Peut-être qu’on est juste censés se trouver. Se créer un espace et se laisser de la place pour être fort. Se soutenir les uns les autres quand on flanche, se protéger mutuellement et surmonter les tempêtes occasionnelles. » Page 264.

« Nous avons tous fait et dit des choses qui n’allaient pas hier. J’ai sans doute supposé que Jack et moi, on n’avait pas besoin d’un regret de plus. » Page 334.

« Il est plus facile de blesser quelqu’un lorsque vous ne vous arrêtez pas pour lui demander ce qu’il ressent ou ce qu’il veut. Il est plus facile d’arrêter le cœur de quelqu’un si vous ne vous souciez jamais de ce qui bat à l’intérieur. » Page 424.

« C’est dingue, hein ? Comme les personnes qu’on blesse — celles qu’on aime le plus — peuvent être les plus difficiles à affronter. » Page 432.

« Il faut plus de courage pour aimer que pour se battre. » Page 470.

« Arrivée à un certain point, chaque Saison sait qu’il est temps de disparaître. C’est pour cela que la neige fond et que les océans se refroidissent. C’est pour cela que les feuilles tombent et que les fleurs se fanent. Parce qu’après un certain temps, nous ne sommes plus assez forts pour continuer. À la fin, nous partons tous. Mais ça ne signifie pas que nous nous en allons paisiblement. » Page 473.

🤍 Campus, tome 3 : intouchables ( de Kate Brian ).

« Nous échangeâmes un baiser plein de tendresse et de respect. Un vrai baiser : excitant, mais aussi rassurant, qui donnait l’impression de s’enfoncer dans un oreiller. » Page 203.

🤍 Le clan des Otori, tome 1 : le silence du rossignol (BD) ( de Stéphane Melchior et Benjamin Bachelier ).

« C’est ainsi qu’entre la cascade et le sommet de la montagne je perdis mon nom, reçus une nouvelle identité et unis mon destin au clan des Otori. » Page 12.

🤍 Les enfants des Otori, tome 1 : les guerriers orphelins ( de Lian Hearn ).

« Il ne sert à rien de penser à ce qui aurait pu être, dit-il d’un ton presque irrité. Soyez reconnaissants d’être vivants en cet instant même. La mort a beau arriver à l’improviste, et toujours trop tôt, la vie n’en a pas moins ses joies. Le secret, c’est de la savourer pleinement tout en étant prêt à y renoncer à tout moment. » Page 125.

« La sorcellerie peut être utile, dit Hisao en se relevant. Si vous la détestez, c’est que vous ne la comprenez pas. » Page 227.

« Il se sentait épuisé, incapable de prendre une décision aussi cruciale pour son avenir. Après avoir été contraint de grandir trop vite, il était maintenant rattrapé par son enfance confisquée. » Page 376.

🤍 Vilaine ( de Jennifer Donnelly ).

« Il est parfois plus facile de dire que l’on déteste ce qu’on ne peut pas avoir au lieu de reconnaître à quel point on le désire. » Page 40.

« Les livres d’histoire racontent que ce sont les rois, les ducs et les généraux qui commencent les guerres. Ne les croyez pas. C’est nous qui les commençons, vous et moi. Chaque fois que nous nous détournons, que nous gardons le silence, que nous restons à l’écart, que nous nous tenons tranquilles. » Page 61.

« La plupart des gens se battent quand il y a un espoir de gagner, aussi mince soit-il. On dit qu’ils sont courageux. Seuls quelques-uns continuent de se battre quand il n’y a plus d’espoir. On dit que ce sont des guerriers. » Page 92.

« Le sarcasme est l’arme des blessés. » Page 101.

« Comment pouvait-on avoir envie de retrouver la personne qui vous avait fait plus de mal que jamais on ne vous en avait fait dans votre vie ? C’était comme avoir envie de boire un verre de poison, de prendre un cobra dans ses mains, de se pointer un pistolet chargé contre la tempe. » Pages 166 et 167.

« — J’arrête, dit Hugo avec ferveur. C’est promis. Sors-moi simplement de ce pétrin, Tavi. S’il te plaît. Je ne peux pas épouser Isabelle. Je veux Odette. Je ne peux pas m’empêcher de rêver d’elle. Je ressens quelque chose de particulier.
— Qu’est-ce que c’est ? demanda Tavi.
— Le sentiment de vouloir posséder quelqu’un corps et âme, de vouloir l’emporter loin de tout le monde et l’avoir rien que pour soi à tout jamais, dit Hugo d’un ton rêveur. Ça s’appelle l’amour.
— Non, ça s’appelle un enlèvement, dit Tavi. » Page 282.

« Comme c’est étrange, n’est-ce pas, que les histoires qui ne sont jamais contées soient celles que nous avons le plus besoin d’entendre, dit-elle. » Page 306.

« Arrête d’accabler les dieux. Arrête de maudire le diable. Ils ne te montreront pas ta voie. Ils t’ont offert leurs sinistres cadeaux : raison et volonté. À présent, tu dois trouver toi-même ton chemin. Ce qui est fait est fait. Que tu l’aies subi ou que tu l’aies fait subir, tu ne peux rien y changer. Mais ce qui n’est pas fait n’est pas fait. Et c’est là une source d’espoir autant que de danger. Crois en ta capacité à trouver ta voie. Ou n’y crois pas. Dans les deux cas, tu as raison. Toutes les guerres sont différentes, pourtant toutes les batailles sont les mêmes. L’ennemi n’est qu’une diversion. C’est toujours contre toi-même que tu te bats. » Page 322.

« Il m’ont découpée en morceaux, murmura-t-elle dans l’obscurité. Mais c’est moi qui leur ai tendu le couteau. » Page 331.

« Il existe bel et bien une forme de magie dans ce monde triste et dur. Une magie plus forte que la destinée, plus forte que la chance. Et c’est dans les endroits les plus improbables qu’elle se manifeste.
Près d’une cheminée la nuit, quand une jeune fille laisse un morceau de fromage pour une souris affamée.
Dans un abattoir, quand les vieux et les infirmes, les faibles et les laissés-pour-compte en viennent à avoir plus d’importance que l’argent.
Dans la petite mansarde d’un menuisier pauvre, où trois sœurs ont appris que pour être pardonné il faut d’abord se pardonner soi-même.
Et à présent, sur un champ de bataille, quand une simple jeune fille tente de renverser le cours des choses et de mettre fin à une guerre sanglante.
C’est la magie d’une créature faible et faillible, un être capable d’une cruauté indescriptible comme d’une immense gentillesse. Elle existe en chacun de nous, prête à nous racheter. À nous transformer.  À nous sauver. Si seulement nous pouvons trouver le courage de l’écouter.
C’est la magie du cœur humain. » Page 378.

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Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mes lectures de avril 2021. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous les œuvres dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

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