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Le bleu ne va pas à tous les garçons

26 juillet 2021

« Le temps n’attend personne, et quand on est noir et queer, bien trop de gens essaient déjà de voler le peu que nous possédons. Alors, vivez. » Extrait du livre, page 276.

RÉSUMÉ | Dans une série d’essais personnels, George M. Johnson, journaliste et militant·e LGBTQIAP+, raconte de manière douce-amère son enfance, son adolescence et ses années universitaires dans le New Jersey et en Virginie. Du souvenir de se faire casser les dents par des brutes à l’âge de cinq ans, de chiner avec sa grand-mère bienveillante, à ses premières relations sexuelles, cette autobiographie raconte sans détour les épreuves et les triomphes auxquels sont confronté(e)s les jeunes queers noir(e)s. On rit, on pleure, mais plus que tout, on est touchés par la grâce et le courage qui se dégagent de cette œuvre. Véritable compagnon pour les jeunes queers qui se cherchent, Le bleu ne va pas à tous les garçons va au-delà de son public en s’interrogeant sur l’identité de genre, la masculinité toxique ou encore la famille. Un témoignage brut, bouleversant et indispensable. Un véritable message d’espoir.

MON AVIS | Il suffit de jeter un œil à mes chroniques pour savoir que les (auto)biographies ne font pas partie de mes lectures favorites. C’est simple : je n’en lis jamais. Au contraire, j’ai une nette préférence pour tout ce qui touche à la fiction et au monde de l’imaginaire. Aucun rapport, donc. Pourtant, quand les éditions De Saxus ont parlé de cette œuvre, j’ai eu envie d’en savoir plus.

Dans cet ouvrage, George M. Johnson évoque son enfance, son adolescence et ses années universitaires en tant que personne noire et queer aux États-Unis. Iel se met à nu et parle sans détour des combats qu’iel a dû mener, mais aussi de ses doutes, de ses angoisses, de ses espoirs et de ses joies.

Ce livre couvre un large éventail de sujets. On parle notamment d’homophobie, de transphobie, d’identité de genre, de racisme, de masculinité toxique, de violence, de deuil, de sexualité, de consentement, de discrimination, de trouver sa place — et ce, sans tabou. George M. Johnson est authentique, honnête dans sa narration, ce qui rend son témoignage d’autant plus beau et percutant. Honnêtement, je pense que tout le monde devrait prendre le temps de découvrir cette œuvre, qui à mon sens est nécessaire.

Je ne vais pas vous le cacher : ce n’était pas une lecture facile. Après tout, l’auteur parle de sa propre expérience. En fait, nous avons là un condensé d’émotions et je suis heureuse d’avoir eu l’occasion de lire cette merveille, qui m’a marquée à bien des niveaux. J’ai ri, j’ai eu les larmes aux yeux, j’ai été émue, en colère, dégoûtée. Aussi, tout ce que vous avez besoin de retenir, c’est que le bleu ne va pas à tous les garçons est le témoignage d’une vie, un mémoire destiné aux personnes concernées — et plus encore. Alors, lisez-le.

Merci aux éditions De Saxus pour l’envoi de ce livre et pour la confiance qui m’a été accordée.

Œuvre écrite par : George M. Johnson.

Nombre de pages : 288 | Éditeur : De Saxus | Date de sortie : 10 juin 2021 | Prix : 16,90 €

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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