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La vie vue d’en bas

23 avril 2021

« Elles ne veulent pas être des hommes, mais juste avoir leur mot à dire. Dieu en nous aurait pas donné de pieds s’il ne voulait pas qu’on marche. De même, pourquoi nous donner un cerveau s’il ne veut pas que l’on ait des idées ? » Extrait du livre.


RÉSUMÉ | Atlanta, 1890. Jo adore son travail de modiste ; mais elle est renvoyée brutalement. Une jeune Chinoise n’a pas le droit de donner son avis, même sur les chapeaux qu’elle confectionne. Ses beaux rêves d’avenir s’effondrent. Jo, qui vit clandestinement dans le sous-sol du journal local, se retrouve domestique dans une grande maison. Elle déteste sa nouvelle place. Alors, dissimulée sous un pseudonyme, elle commence à écrire une rubrique impertinente et progressiste, dans laquelle elle égratigne le racisme et le sexisme ordinaires. Et bientôt, en ville, tout le monde ne parle plus que de cette mystérieuse chroniqueuse..

MON AVIS | Quand je vois certains avis sur ce roman, je me dis que j’ai raté quelque chose et que j’aurais pu l’aimer différemment, l’aimer plus. Ne vous méprenez pas, j’ai passé un chouette moment de lecture. Cependant, il m’a manqué un je ne sais quoi, une étincelle pour que la vie vue d’en bas se démarque et sorte du lot.

Cette histoire se déroule à Atlanta, en Géorgie, à la fin des années 1800. Nous y suivons Jo Kuan, une jeune américaine d’origine chinoise qui vit clandestinement dans les sous-sols d’une imprimerie avec Old Gin, un vieil homme qui l’a recueillie quand elle n’était encore qu’un bébé. Après avoir été injustement renvoyée de son travail de modiste (où elle confectionnait de beaux chapeaux et se permettait quelques remarques aux clientes — ce qui ne plaisait pas forcément), elle a trouvé une place en tant que domestique. Parallèlement à cela, elle rédige des chroniques progressistes pour un journal sous une autre identité. De cette manière, elle essaie de changer les mentalités à une époque où les femmes n’ont pas leur mot à dire tout en s’exprimant librement, parce que son pseudonyme « Miss Sweetie » la protège — mais pour combien de temps ?

La vie vue d’en bas est un roman captivant, émouvant, poignant et percutant qui amène à la réflexion et met en avant les différences entre les Hommes. D’ailleurs, différents sujets (forts) sont mis en avant. On parle notamment de famille, de racisme, d’injustice, de ségrégation, de discrimination, de violence, d’égalité des sexes.. L’intrigue m’a plu et j’ai facilement plongé dans cette histoire, dans cette époque. L’héroïne, également, était sympathique à suivre. Je l’ai trouvée compatissante, intelligente, franche, authentique et droite — mais elle ne m’a pas marquée plus que ça. Aussi, certaines choses m’ont gênée : je pense au rythme et au style d’écriture. Je voulais en savoir plus sur Jo, sur sa vie, sur ses parents, et d’un autre côté, je m’ennuyais ferme. De même, les pages défilaient et les chapitres se succédaient, mais je n’ai pas eu l’impression d’avancer vraiment.

Conclusion, une lecture mi-figue mi-raisin qui m’a charmée par moments et frustrée à d’autres. J’en attendais peut-être trop.. Merci aux éditions Page Turners pour l’envoi de ce livre et pour la confiance qui m’a été accordée.

Œuvre écrite par : Stacey Lee.

Nombre de pages : 408 | Éditeur : Milan | Date de sortie : 17 mars 2021 | Prix : 16,90€

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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