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Orion, tome 2 | les étoiles ne meurent jamais

10 avril 2020

« Je ne guérirai jamais de lui. Il fera partie de moi à jamais. Il est des amours comme ça qu’on ne croit possibles que dans les rêves ou les livres. Jusqu’à ce qu’ils nous tombent dessus. » Extrait du livre, page 195.

RÉSUMÉ | Entre Orion Atlay, chorégraphe réputé pour son irrévérence, et Leo Kats, talentueuse première danseuse de l’Opéra de Sydney, ce fut une collision, un intense pas de deux entre ténèbres et lumière. Un nouveau ballet est né : Perspéhone consacrera l’envol de la jeune artiste et achèvera en apothéose l’œuvre du chorégraphe français. Désormais libre et amoureuse, Leo part avec Orion en résidence artistique à Tokyo. L’antre de Hiro Neruji, maître de ballet japonais, abrite l’envol sensuel et amoureux des deux étoiles. Entre souvenirs et espoirs, désir et passion, Orion et Leo s’enlacent et créent pour la scène l’histoire de leurs propres âmes qui se cherchent et s’attisent. De Tokyo à Barcelone, de New-York à Paris, Perséphone et Hadès grandissent avant la représentation finale. Au point qu’on ne sait plus lequel soutient l’autre.. Orion renoncera-t-il pour autant à ses funestes projets ? Dans ce ballet de l’amour et de la mort, à l’heure où le rideau tombe, c’est encore la danse qui gagne, envers et contre tout.

MON AVIS | La chronique qui va suivre concerne un deuxième tome, alors, pour éviter tout risque de spoil, je vous invite à cliquer sur ce lien, qui vous mènera directement à mon avis sur l’opus précédent. Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons passer au sujet. Comme vous le savez sans doute, j’ai eu un presque coup de cœur pour Orion : ainsi soient les étoiles, et six mois après (même un petit peu plus), à l’heure où je rédige ces quelques mots, je ne m’en suis toujours pas remise. Ce qui m’a, en toute logique, amenée à avoir de fortes attentes. Ont-elles été comblées ? Vous le saurez bien assez tôt..

L’histoire reprend directement après les évènements qui se sont déroulés à la fin du premier volume et nous retrouvons nos deux héros alors qu’ils viennent tout juste de quitter l’Australie pour aller en direction du pays du soleil levant. Et plus précisément à Tokyo où ils vont rejoindre Hiro Neruji — maître de ballet japonais qui pratique le butō — dans sa résidence artistique, et sa compagne Georgia Vallis, brillante première danseuse du Royal Ballet de Londres. Orion les connaît personnellement et il a décidé de leur présenter Leonie afin qu’elle se dépasse une nouvelle fois. Ses funestes projets n’ont pas changé, il veut toujours mettre fin à ses jours à cause de sa maladie qui ne cesse d’empirer et de le faire souffrir, et il veut absolument qu’elle prenne son envol seule avant d’atteindre le point de non-retour. Ce qu’elle refuse catégoriquement, puisqu’elle ne veut pas (et ne compte pas) le perdre. À cette situation aussi compliquée que dramatique va s’ajouter une révélation pour le moins particulière. La jeune femme, qui ne pourra pas en supporter plus, décidera de tout arrêter.. alors qu’elle est éperdument amoureuse de celui qui l’a faite renaître. Dès lors, leur duo, qui semblait invincible comme fragile, va voler en éclats. Pourront-ils seulement se retrouver ? Et l’amour sera-t-il capable de les sauver ?

Encore une fois, les héros sont incroyables. Leonie — ici appelée « Leo the Kats » par une certaine personne, j’adore — n’est plus la même qu’auparavant. Elle a changé et s’est affirmée : elle est plus libérée, plus sûre d’elle. À présent, elle sait ce qu’elle veut. Pourtant, plus les pages défilaient et plus on ressentait sa peine, sa tristesse, sa peur, son angoisse et sa détresse. Elle aime un homme qui est fatigué de se battre contre un mal qui le ronge et qui, surtout, a décidé d’en finir. Comment peut-on se résoudre à dire adieu à celui qui compte le plus pour nous ? Mais rien n’est encore perdu et celle qui était encore un petit lionceau dans le tome précédent va sortir les crocs et faire tout ce qui est en son pouvoir pour qu’il change d’avis. Orion, en ce qui le concerne, est celui qui m’a le plus touchée. Les étoiles ne meurent jamais lui est dédié et ici, de la même manière qu’avant, il m’en a fait voir de toutes les couleurs. Seule différence : son côté mystérieux est balayé et il se dévoile petit à petit. On en apprend plus sur lui, sur son passé, sur son entourage, et c’était tellement intéressant. On sait qu’il déteste être / se montrer vulnérable et qu’il désire sombrer seul, mais ce n’est pas tout. Il est plus humain, plus sensible, plus fragile, plus faible.. et en même temps, il est toujours aussi fort, déterminé, complexe, inaccessible et implacable. Il n’a qu’un but en tête et rien ne pourra l’en détourner. Pas même celle qui fait vibrer son cœur meurtri et qui l’attend dans la lumière. Son compte à rebours était d’ailleurs un crève-cœur.. À ce tandem s’ajoutent bien d’autres personnages parmi lesquels Ruben, le fameux. Le peu que l’on voit de lui m’a donné envie d’en savoir plus. Dommage que l’histoire s’arrête ici, je ne suis que frustration.

Ça me tue de dire ce qui va suivre mais c’est ce que je pense alors préparez-vous : à mon humble sens, ce deuxième tome n’est pas à la hauteur du premier. Certes le sujet est fort, malheureusement, je l’ai trouvé moins intense. Alors oui j’ai vibré, oui j’ai ressenti de puissantes émotions, néanmoins, je m’attendais à quelque chose de différent. Quant à la fin.. quelle déception. D’un côté c’est prévisible puisque je l’ai vue venir à des kilomètres, d’un autre j’espérais secrètement que l’autrice réserverait un autre sort à ses protagonistes. Mais dans tous les cas, je reste satisfaite de ma lecture. Dorénavant, Battista Tarantini est une valeur sûre pour moi. Il ne me reste plus qu’à découvrir le reste de son catalogue.

Un récit sombre, un univers qui nous berce comme il nous bouscule, une plume poétique et addictive, des personnages qui chambouleront le lecteur à tout jamais, une duologie qui ne ressemble à aucune autre, une relation dévorante et passionnelle.. L’autrice ne se contente pas de nous présenter une simple romance autour de la danse, non non, elle va au-delà de tout ce que l’on connaît déjà. Vous souhaitiez découvrir cette histoire mais vous hésitiez ? Ce n’est plus la peine. Foncez, vous ne vous en remettrez pas.

Œuvre écrite par : Battista Tarantini.

Nombre de pages : 320 | Éditeur : Hugo Roman | Ma note : 3,75/5.

Date de sortie : 7 février 2019 | Prix : 17 €

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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