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Nos différences (intégrale)

6 octobre 2019

« Ne te lève pas un matin en regrettant d’avoir d’avoir manqué le coche parce que tu étais effrayée par tes sentiments. Prends-toi en main, Sarah, et agis en adulte. » Extrait du livre, page 144.

RÉSUMÉ | Ils n’appartiennent pas au même monde et sont aux antipodes l’un de l’autre. Et pourtant.. Derrière les différences peuvent parfois se cacher les ressemblances.

Sarah. J’aime les couleurs vives ; il aime le noir. J’ai des kilos en trop ; il ressemble à un top model. Je dis tout haut ce que je pense ; impossible de savoir ce qu’il a en tête. Je travaille pour lui ; il est mon boss. Est-ce que je pourrais tomber amoureuse de lui ? Moi vivante, jamais ! De toute façon, nous sommes tellement différents..

Henry. Même si j’attire les femmes comme des mouches, je n’ai jamais couché avec mes employés. Mais voilà que Sarah Miland débarque dans ma vie avec ses chaussettes débiles et son franc-parler. Je ne peux pas m’empêcher de penser tout le temps à elle.

MON AVIS | Sarah Miland est une jeune femme âgée de vingt-huit ans qui travaille aux ressources humaines et au recrutement chez Logix, une société qui conçoit et entretient des logiciels dédiés aux PME. Bilingue, appliquée et consciencieuse, c’est une personne qui excelle dans son domaine. Alors que l’une de ses collègues est absente parce que malade, elle va se retrouver obligée d’accompagner son nouveau PDG, Tony Miller – autrement appelé « le teckel » car petit et hargneux – à une réunion importante où il a prévu de rencontrer un gros investisseur. Seulement, en réalité, il souhaite vendre son entreprise. Sarah, qui n’est là que pour traduire les échanges entre les deux hommes, va vite s’apercevoir d’une chose : son supérieur ment et l’analyse financière qu’il décrit est largement faussée. Comment le sait-elle ? Simple, elle connaît la boîte dans laquelle elle est depuis des années comme sa poche et ses chiffres n’ont pas de secret pour elle. Alors, quand elle en parlera à son boss, celui-ci verra rouge. Elle se fera d’ailleurs licencier à partir du moment où elle tiendra ses positions, en affirmant que c’est malhonnête. Heureusement, elle retrouvera assez vite du travail grâce à Henry Walsh, le bel apollon qu’elle a déjà eu l’occasion d’approcher un peu plus tôt. En effet, il s’agit de l’homme qu’elle a rencontré avec son ancien patron ! Il lui proposera un poste d’adjointe et elle acceptera, malgré la méfiance qu’elle éprouve vis-à-vis de ce millionaire. Un salaire exorbitant ainsi qu’un voyage en Europe et aux États-Unis l’aideront à valider son choix. Seule ombre au tableau : l’attraction qu’exerce son nouveau boss sur son pauvre cœur, blessé bien des années auparavant. Saura-t-elle tenir ses distances et se limiter à une relation purement professionnelle avec celui qui chamboule ses émotions ?

Sarah est le protagoniste féminin principal du récit. Indépendante, elle n’a besoin de personne – et surtout pas d’un homme – pour avancer dans la vie. Elle sait ce qu’elle veut, elle sait ce qu’elle vaut, ses kilos en trop ne la complexent pas outre-mesure, elle a (un peu) confiance en elle, elle est amusante, elle a de la répartie, et elle possède un franc-parler à toute épreuve. J’ai pris plaisir à la découvrir ici. Mais c’est aussi une femme fragile qui n’a pas eu une vie facile : sa relation avec son premier amour s’est mal passée, elle en garde toujours des séquelles, et sa famille la voit comme un mouton noir. Son grand-père, seul à la soutenir, n’arrive pas à panser ses plaies. Elle n’accorde pas sa confiance facilement.. jusqu’à l’arrivée du héros, Henry Walsh, trente-sept ans. Riche comme Crésus, beau comme un dieu et froid comme la glace, c’est un homme mystérieux et difficile à cerner. Il exerce même le rôle du patron arrogant et autoritaire à la perfection ! Si, au début, il ne laissait pas paraître grand-chose, on va le voir se dévoiler petit à petit, au fil des pages. Malgré les failles qu’il porte et le passé qu’il traine derrière lui, je l’ai adoré.

Vous l’avez certainement compris, j’ai beaucoup aimé ma lecture. Quand j’ai lu le résumé de ce roman pour la première fois, j’admets avoir été un peu curieuse. J’avais peur de tomber sur quelque chose de niais au scénario vu et revu, et.. figurez-vous que c’est le cas, sans l’être. Je m’explique : on tombe parfois sur des clichés du genre et quand on a peur que ça fasse « trop », l’autrice débarque d’on ne sait où pour les envoyer valser en deux temps trois mouvements. C’était addictif. Une fois la première page commencée, impossible de s’arrêter. La plume est fluide et les chapitres s’enchaînent. Nous sommes face à une romance toute mignonne dans laquelle on plonge aisément. Laurie Pyren nous offre là une histoire simple avec des personnages sont attachants, drôles et émouvants. On voit naître leur relation, on la voit grandir, évoluer, affronter divers obstacles.. et c’était plaisant à suivre. Le lecteur a également droit à des retournements de situations, une bonne dose de sensualité et bien sûr, de l’amour. Ce qui m’a gênée, par contre, c’est la taille du bouquin. Il est court, ça va vite, et j’aurais aimé avoir des détails, un développement plus poussé sur les vies de Sarah et Henry, avant qu’ils ne se rencontrent. L’héroïne, aussi, m’a parfois embêtée avec sa manie de fuir au lieu de parler de ce qui la tracasse au premier concerné. Ça amène des situations qui auraient pu être évitées et c’est bien dommage. Même si ça fait partie du livre !

Dernier mot pour Babelio et pour les éditions de l’Opportun qui m’ont permis de découvrir « nos différences », de Laurie Pyren, dans le cadre de l’opération masse critique. Merci pour l’envoi de ce livre et pour la confiance qui m’a été accordée.

Nombre de pages : 272 | Éditeur : De l’Opportun, Nisha et Caetera | Ma note : 4/5.

Date de sortie : 17.01.2019 | Prix : 12,90 €

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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Sélection divertissement sur Inspilia – lundi 07 octobre 2019.

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