Bilans Culture

Mes films du mois | mars 2018

12 avril 2018

Depuis le premier jour de cette nouvelle année, je tiens une sorte de journal dans mon téléphone portable sur lequel je note tous mes films vus. J’ai trouvé que c’était un bon moyen de voir combien j’en regarde chaque mois, au bout de combien de temps je re-visionne un coup de cœur, et récemment je me suis posé une question : pourquoi ne pas partager tout cela sur mon blog afin de développer cette idée ? Du coup, à partir d’aujourd’hui et douze fois par an, je viendrai ici pour vous dresser une liste de mes (re)découvertes cinématographiques avec, en prime, un court avis. Commençons tout de suite.

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Coco | Lee Unkrich & Adrian Molina (2017) | ★★★★★

Depuis plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel, un jeune mexicain âgé de douze ans. Un vrai déchirement pour le garçon qui rêve de devenir musicien, comme son idole, Ernesto De La Cruz. Bien décidé à réhabiliter cet art auprès des siens et à prouver son talent, mais aussi par un étrange concours de circonstances, notre héros va se retrouver dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts.

D’une beauté à couper le souffle, Coco a su me charmer dès les premières notes. Ce film, aussi bouleversant qu’époustouflant, a réussi à équilibrer l’humour, la sagesse, la poésie, l’aventure, les souvenirs, la tendresse, et l’amour inconditionnel. L’univers met en scène un mélange entre le monde des morts et celui des vivants et croyez-moi, les émotions sont bien présentes. De mon point de vue, il s’agit-là d’un véritable chef d’œuvre ! Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le regarder, n’hésitez plus et foncez.. vraiment. Petit clin d’œil de fin à Dante, le chien qui m’a à de nombreuses reprises fait penser à Rantanplan (Lucky Luke) et Hei Hei (Vaiana).

Le crime de l’Orient-Express | Kenneth Branagh (2017) | ★★★★☆

Le célèbre détective belge Hercule Poirot prend l’Orient-Express d’Istanbul pour aller à Londres. Mais alors que le train finit bloqué par la neige dans les montagnes yougoslaves, Samuel Ratchett, un riche américain, est retrouvé assassiné. À la demande de son ami M. Bouc, directeur de la ligne, Poirot se met à enquêter pour découvrir qui, parmi les treize passagers, est le meurtrier.. avant qu’un autre crime ne soit commis.

C’est sans lire le célèbre roman d’Agatha Christie que j’ai plongé tête la première dans ce film au casting quatre étoiles. Entre Johnny Depp (les animaux fantastiques), Penelope Cruz (pirates des Caraïbes), Michelle Pfeiffer (dark shadows), Willem Dafoe (seven sisters), Marwan Kenzari (seven sisters également), Josh Gad (la Belle et la Bête), Judi Dench (miss Peregrine et les enfants particuliers), Derek Jacobi (Cendrillon), Daisy Ridley (star wars) et Kenneth Branagh (Harry Potter et la chambre des secrets), on ne peut que s’attendre à une excellente adaptation cinématographique. Et c’est le cas ! Même si, je l’avoue, je n’ai pas regardé le nom des acteurs avant de lancer le visionnage de ce film. Les décors, les paysages, les costumes, l’intérieur du train, l’intrigue en elle-même.. tout est merveilleusement bien réalisé.

Zombillénium | Arthur De Pins & Alexis Ducord (2017) | ★★★★☆

Dans le parc d’attractions d’épouvante Zombillénium, les monstres ont le blues. Non seulement zombies, vampires, loups garous et autres démons sont de vrais monstres dont l’âme appartient au Diable à jamais, mais en plus ils sont fatigués de leur job, fatigués de devoir divertir des humains consuméristes, voyeuristes et égoïstes, bref, fatigués de la vie de bureau en général, surtout quand celle-ci est partie pour durer une éternité. Jusqu’à l’arrivée d’Hector, un humain contrôleur des normes de sécurité, déterminé à fermer l’établissement. Francis, le vampire qui dirige le parc, n’a pas le choix : il doit le mordre pour préserver leur secret. Muté en drôle de monstre, séparé de sa fille Lucie et coincé dans le parc, Hector broie du noir. Et si il devenait finalement la nouvelle attraction phare de Zombillénium ?

Clairement, je me suis régalée. On a une histoire qui sort de l’ordinaire, des personnages plus qu’originaux, un humour décalé, une action qui ne ralentit pas, un excellent visuel, beaucoup d’émotions. Ce film saura plaire aux grands comme aux plus petits, j’en suis certaine.

Seul sur Mars | Ridley Scott (2015) | ★★★☆☆

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. À 225 millions de kilomètres, la Nasa et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

J’ai toujours eu du mal avec ce type de films, et j’ai beau avoir vu celui-ci plusieurs fois, je ne sais pas encore quoi en penser. Ai-je aimé, ai-je détesté ? À vrai dire, ce n’est ni l’un ni l’autre. Certes il est beau, bien réalisé, et l’histoire est prenante, mais je n’ai pas réussi à me plonger dedans à 100%. D’où la note que je lui attribue.

Star wars VIII : les derniers jedi | Rian Johnson (2017) | ★☆☆☆☆

Les héros du réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé.

Pour des raison x, y et z, je n’ai jamais vu les épisodes de cette saga, mis à part les VII (mon chéri m’a offert du pop-corn au cinéma) et VIII (il a insisté pour qu’on le regarde ensemble). Malheureusement, ça ne l’a pas fait du tout, autant pour lui, un grand fan, que pour moi, une ignorante. Il y a eu trop de passages que j’ai trouvés complètement what the fuck, mais le comble, c’est quand nous nous sommes endormis. On l’a regardé une deuxième fois, seulement, là aussi nous avons eu du mal.

Cigognes et compagnie | Nicholas Stoller & Doug Sweetland (2016) | ★★★★☆

Pendant longtemps, les cigognes livraient les bébés. Désormais, elles acheminent des colis pour un géant de l’internet. Junior, coursier star de l’entreprise, s’apprête à être promu. Mais il actionne accidentellement la machine à fabriquer les bébés.. qui produit une adorable petite fille, en totale infraction avec la loi ! Avec l’aide de Tulipe, seule humaine sur le Mont Cigogne, notre héros se précipite pour effectuer sa toute première livraison de bébé. Le temps presse car son patron ne tardera pas à apprendre la nouvelle.. Junior pourra-t-il redonner aux cigognes la vraie mission qui est la leur ?

Voici un film qui m’a émerveillée du début à la fin. J’ai ri, j’ai apprécié le côté visuel, j’ai trouvé l’histoire originale, enfin bref, je n’ai aucune reproche à placer. Je trouve seulement dommage le fait que je n’aie jamais entendu parler de cette œuvre. Elle est mignonne comme tout et personne n’en parle. Cigognes et compagnie mériterait d’être plus connu.

A silent voice | Yoshitoki Õima  (2016) | ★★★★,5

Shoya Ishida, un jeune garçon, vit en combattant l’ennui par les jeux les plus insensés qui lui viennent à l’esprit. Un jour, Shoko Nishimiya rejoint sa classe d’école primaire et essaie de s’y faire une place. Mais cette dernière est atteinte de surdité, ce qui va donner à Shoya un prétexte pour la harceler. Seulement, tout amusement finira par se retourner contre lui. Plusieurs années vont passer. Une fois devenu lycéen, Shoya, conscient de ce qu’il a commis par le passé, va essayer de retrouver Shoko pour lui présenter ses excuses. C’est finalement grâce au langage des signes que les deux personnages vont se rapprocher.

Le harcèlement scolaire est un sujet délicat à aborder mais grave qui, ici, a été maitrisé avec une finesse incroyable. Ce film ne m’a pas laissée insensible et m’a sincèrement touchée. Une claque bouleversante. Sinon, je tiens à dire que le visuel est splendide, que les décors sont époustouflants, que la musique est superbe, que les personnages sont tous aussi intéressants que complexes, que les émotions sont bien retranscrites, que l’ambiance est bien gérée, bref, que ce film d’animation est un chef-d’œuvre, une petite pépite. C’est beau, sincère, et horriblement vrai.

La grande muraille | Yimou Zhang (2017) | ★★☆☆☆

Entre le courage et l’effroi, l’humanité et la monstruosité, il existe une frontière qui ne doit en aucun cas céder. William Garin, un mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde. L’édifice tremble sous les attaques incessantes de créatures monstrueuses, dont l’acharnement n’a d’égal que leur soif d’anéantir l’espèce humaine dans sa totalité. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité. C’est en combattant cette force incommensurable qu’il trouvera sa véritable vocation : l’héroïsme.

Dans son ensemble, je dois dire que j’ai apprécié plusieurs points : le rôle tenu par la femme, le jeu de couleurs des power rangers (comprendra qui pourra), le côté visuel assez réussi. En revanche, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, les effets spéciaux sont atroces, le principe de sang vert pour les monstres est bof, et j’ai trouvé le temps très (trop ?) long. L’histoire est intéressante mais à mon sens, l’intrigue est mal développée. C’est dommage.

Les boxtrolls | Graham Annable & Anthony Stacchi (2014) | ★★★★,5

En-dessous de la ville de Cheesebridge, se cachent d’étranges créatures dont tous les habitants ont peur car, d’après la légende, ce sont des monstres qui remontent des égouts une fois la nuit tombée pour voler les enfants et le fromage. Mais la réalité est toute autre. Les Boxtrolls sont en réalités de petits être timides, vêtus de cartons recyclés, qui sortent la nuit pour explorer les décharges et collectionner les détritus mécaniques. Ils ont d’ailleurs recueilli avec eux Oeuf, un petit garçon orphelin qu’ils ont élevé comme l’un des leurs. Lorsque leur existence sera menacée par Archibald Trappenard, un dératiseur qui s’est donné pour mission de les éradiquer, les Boxtrolls vont se tourner vers Oeuf et Winnie, une jeune fille de la haute société.

Les boxtrolls sont de petites créatures vivant sous la ville de Cheesebridge qui s’y promènent la nuit afin de voler vos affaires, quelles qu’elles soient. Mais ces petits êtres vêtus de cartons recyclés sont aussi connus pour avoir enlevé un enfant. Depuis, les nobles aimant le fromage plus que tout et portant un haut de forme blanc ont engagé des exterminateurs dans le but de rassurer tout le monde.. En réalité, les boxtrolls sont aussi attendrissants qu’inoffensifs. Quant au jeune garçon qu’ils ont soi-disant kidnappé, il y a bien évidemment une bonne raison.. Après Coraline et l’étrange pouvoir de Norman, les studios Laika nous offrent-là une nouvelle pépite. J’ai a-do-ré ce film.

🍿🍿🍿

Au total au mois de mars j’ai regardé neuf films, et tandis que certains étaient vraiment géniaux, d’autres l’étaient un peu moins. J’ai eu des coups de cœur et j’ai fait d’excellentes découvertes ! Enfin bon, j’espère que ce nouveau type d’articles vous plaira. Avez-vous déjà vu les films que je vous ai présentés ici ? Pouvez-vous m’en conseiller ?

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4 Commentaires

  • Reply Marie 12 avril 2018 at 9 h 48 min

    Au mon dieu la Grande Muraille c’est atroce. Je suis allé le voir au cinéma. Merci mais non merci. J’ai rigolé tellement c’était mal fait.
    Bisous

    • Reply Jessica 23 avril 2018 at 10 h 14 min

      Oh, je peux comprendre.. Bisous !

  • Reply Samsha 12 avril 2018 at 22 h 11 min

    Je lis tellement de belles choses sur “Coco” que j’ai très envie de le voir alors que je n’y aurais jamais pensé!

    • Reply Jessica 23 avril 2018 at 10 h 15 min

      N’hésite plus et fonce le voir, c’est une pépite comme on n’en voit pas beaucoup !

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