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Meru puri, tome 2 | märchen prince

27 mars 2020

« Il y a une chose que vous ne devez jamais oublier. Vous n’êtes que la bouée de secours du prince Alam jusqu’à ce qu’il soit libéré du sortilège. Peu importe à quel point le prince Alam vous aime.. vous ne serez jamais la bienvenue au royaume d’Aster. » Extrait du livre, pages 60 et 61.

RÉSUMÉ | Frappé par un sortilège qui le fait vieillir à chaque fois qu’il se retrouve dans l’obscurité, Alam, prince du royaume magique d’Aster, s’est réfugié chez Airi. Depuis son arrivée, la vie est loin d’être calme mais le prince est si craquant ! Lorsqu’un beau jour Alam repart au royaume d’Aster, Airi s’y retrouve elle aussi propulsée par accident..

MON AVISDans ce deuxième tome nous retrouvons notre héroïne, Airi Hoshina, une jeune fille âgée de quinze ans tout juste qui rêve du grand amour. Son feuilleton préféré est « le mariage dans la prairie », c’est une éternelle romantique et son unique but dans la vie consiste à fonder une famille un bel homme et l’épouser, tout en accumulant les joies de couple avec lui, jusqu’à la fin (si si, je vous jure). Mais son quotidien paisible et ordinaire de lycéenne fleur bleue basculera quand un petit garçon — ou plutôt, un prince — prénommé Aster Ey Daimonia Eucalystia Alam (rien que ça) sortira de son miroir de poche. L’enfant vient d’un royaume magique et son demi-frère, Jeyle, lui a jeté un mauvais sort. En effet, dès qu’il se retrouve dans l’obscurité, il vieillit, devient adulte, et sa maîtrise de la magie n’est plus aussi bonne qu’avant. La situation est, évidemment, catastrophique.

Le temps de trouver une solution à son problème, il a vécu dans l’appartement de Airi et rapidement, des sentiments sont entrés en jeu. L’âge du garçon n’est pas précisé dans l’ouvrage mais si je prends en compte les quelques avis que j’ai vus sur internet, il aurait peut-être sept, neuf voire onze ans (jolie marge, dommage qu’il n’y ait rien d’indiqué dans la version française). Quoi qu’il en soit, et malgré le fait qu’il soit encore tout jeune, on voit bien qu’il est sincère quand il affirme aimer l’adolescente. Quand il dit haut et fort qu’elle est sa favorite, ça n’a rien d’un jeu. Cependant, ce que pense Airi est plus complexe. Elle trouve Alam très mignon — « choupinet » est le terme exact qu’elle emploie de temps à autre — mais quand il grandit, elle est troublée. Forcément, c’est son type (et s’il existait vraiment, ce serait aussi le mien) ! À côté de cela, elle est attirée par Nakaôji, son camarade de classe qui représente, pour elle, un idéal masculin. Tiraillée entre deux hommes un gamin et une personne de son âge, Airi passe son temps à se demander ce qu’elle fait dans cette galère (et je me pose la même question puisqu’il n’y a pas de choix à faire merci au revoir).

Bon. Comme dit précédemment dans ma chronique du premier tome (vous pouvez la retrouver en cliquant sur ce lien), j’ai beaucoup de mal avec la protagoniste féminine principale. Un enfant, et j’insiste sur ce terme, ne la laisse pas indifférente. Que diraient les gens si l’œuvre était inversée et qu’on parlait d’un adolescent charmé, séduit, tout ce que vous voulez, par une petite fille ? Voilà : ce n’est pas normal. Je comprends qu’elle puisse être attirée par la version adulte de l’enfant qu’elle héberge, et qu’elle doute parce qu’il s’agit du même bonhomme, mais quand même. Alam, par contre, reste mon favori. J’aime que son comportement ne change pas quand il grandit — ce qui est normal vu qu’il s’agit toujours de lui et que seul son corps change — même si ça reste perturbant pour le lecteur. Ou, en l’occurence, pour moi. Néanmoins, sa façon de dire et de faire étaient différentes quand il était chez lui (je ne spoile rien, il est précisé dans le résumé que Airi va malencontreusement atterrir dans son monde magique). Certes, il est de sang royal, c’est un héritier direct et il connaît très bien cet univers, pourtant, j’ai trouvé qu’il y avait comme un couac. Je peux comprendre que sa vie et tout ce que ça implique l’ait rendu plus mature que la normale, mais là, j’ai eu l’impression de faire face à un adulte. Ce qu’Alam n’est pas. En ce qui concerne les autres personnages, il y a bien sûr Nakaôji (le fameux), qui ne m’intéresse pas plus que ça ; Jeyle, qui sert de plante d’intérieur tellement on ne le voit pas ; et Lei, qui reste protecteur et distant à la fois. Nouveauté : une nouvelle personne entre dans la danse ! Je préfère vous taire son nom plutôt que d’en parler maintenant, mais croyez-moi, il aura un rôle important à jouer dans le troisième volume.

Concrètement, ce tome est dans la même lignée que le premier. L’intrigue avance d’un cran, et malgré qu’elle soit assez précipitée, on s’y accroche et on veut découvrir la suite. Le visuel (comprenez « le grand Alam ») est toujours aussi plaisant à regarder, les chapitres sont courts et l’histoire défile, il y a une touche d’humour, des rebondissements, des surprises, et bien sûr, des ennuis. À vous de voir si meru puri peut être une série intrigante ou non. Pour ma part, j’en suis à je ne sais combien de relectures et si je réfléchis bien, le doute n’est pas permis : je préférais cette saga quand j’étais plus jeune.

Œuvre écrite par : Matsuri Hino.

Nombre de pages : 192 | Éditeur : Panini | Ma note : 3,75/5.

Date de sortie : mai 2009 | Prix : 6,95 €

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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