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Mademoiselle se marie, tome 1

13 novembre 2020

« Jusqu’à présent je n’étais pas spécialement malheureuse. Seulement, je n’aimais pas être seule. Je n’aimais pas être triste. J’avais envie que quelqu’un me dise qu’il avait besoin de moi. Mais si je veux être avec lui, ce n’est pas pour ces raisons. » Extrait du livre, page 137.

RÉSUMÉ | Towako est issue d’une famille à la tradition ancestrale bien particulière. Suivant les usages, elle devra épouser à ses dix-huit ans un garçon né le même jour et à la même heure qu’elle. Si cet avenir est celui auquel Towako a toujours aspiré, il n’en va pas de même de son fiancé désigné, Yûga, qui apprend brusquement qu’il va devoir épouser une inconnue ! Comment la jeune fille arrivera-t-elle à concilier ses rêves d’enfant et la dure réalité de cette relation d’ores et déjà compliquée ?

MON AVIS | Dans cette histoire nous faisons la connaissance de Towako Gokurakuin, une jeune femme issue d’une bonne famille très à cheval sur la tradition. Elle a donc été élevée sur ces valeurs et a grandi avec certaines croyances. L’une des coutumes de son clan, par exemple, consiste à se marier le jour de ses dix-huit ans avec une personne du sexe opposé née au même moment. Même année, même mois, même jour, même heure. Pour la préparer à cet évènement, notre héroïne reçoit une photo de son futur époux tous les 20 août, jour de leur anniversaire. De cette manière elle a pu le voir changer, grandir et devenir adulte. Elle s’y est également attachée. Ou plutôt, elle a idéalisé cette idée et celui qui lui est destiné. Mais le jour de leur rencontre, rien ne se passe comme prévu. Yûga Takatô, de son nom, ne comprend rien à la situation. On le kidnappe, on l’enferme dans une pièce et on lui parle de mariage arrangé avec une fille dont il n’a jamais entendu parler ? Hors de question ! Et si, en fin de compte, ils n’étaient pas faits pour vivre ensemble ?

C’est dans un concentré d’humour, de vie à deux et de sentiments naissants que nous découvrons nos protagonistes. Vous vous en doutez, Yûga a beau ne pas être emballé détester la situation dans laquelle la famille de sa soi-disante promise l’a mis, il va finir par succomber à son charme. Sans ça, pourquoi Megumi Hazuki aurait fait dix-huit tomes (sauf erreur de ma part — je ne suis pas sûre du chiffre mais on est proches de vingt) ? Je suis contente parce que c’est une histoire qui casse un peu les codes que l’on connaît et qui change. Ici ce n’est pas la femme qui subit le mariage arrangé, c’est l’homme. Et j’ai adoré la façon dont il l’a pris : immédiatement il a dit à Towako qu’elle pouvait toujours rêver, que leur coutume était bizarre, qu’ils n’étaient vraiment pas nets, et il a cherché un moyen de rentrer chez lui. C’était amusant et tellement crédible ! Pourtant, la relation entre les deux personnages va évoluer et on va voir une romance s’installer progressivement. Franchement, c’était attendrissant. J’en redemande, tiens.

De plus, j’ai bien accroché aux graphismes et aux caractères des protagonistes. D’accord, Towako ressemble un peu aux héroïnes dans les shōjos (pas très grande, visage enfantin, cheveux incroyablement longs et soyeux, plus innocente/niaise/nunuche qu’elle ça n’existe pas, touchante à sa manière, déterminée, énergique), mais dans un sens, ça reste plaisant. Yûga, en ce qui le concerne, m’a intriguée. Il a bien plus d’expérience que la jeune femme et semble mature. Les traits de son visage, aussi, apportent un je ne sais quoi qui le rendent encore plus charismatique. Et puis, disons-le franchement une bonne fois pour toutes : qu’est-ce qu’il est canon !

Conclusion, un premier tome introductif et divertissant. Je ne compte plus les scènes qui m’ont fait rire et les situations cocasses dans lesquelles nos héros se sont mis.. Vraiment, c’était une chouette lecture. Si vous êtes à la recherche d’un shōjo mignon comme tout avec des personnages hauts en couleurs, n’hésitez pas. Mademoiselle se marie pourrait vous plaire. (Dernier point et pas des moindres : vous avez vu cette couverture ? Elle est à tomber. Je l’adooore !)

Œuvre écrite par : Megumi Hazuki.

Nombre de pages : 192 | Éditeur : Kazé| Ma note : 3,75/5

Date de sortie : 13 octobre 2011 | Prix : 6,79 €

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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