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Les jolies citations #8 | août 2020

18 septembre 2020

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la huitième édition, celle de août 2020.

Entre chiens et loups, tome 3 : le choix d’aimer | Malorie Blackman.

« Peut-être que l’amour perdure après la mort. Peut-être que c’est la seule chose qui reste. » Page 71.

« Le monde n’avait que deux couleurs pour nous : la blanc et le noir. Pas de nuances. Nous avions notre amour, nos drames, nos rêves. Nous avons manqué de temps. Le temps de grandir ensemble, de vieillir ensemble. » Page 374.

« N’essaie pas de me défendre. Je mérite probablement toutes les insultes que l’on proférera à mon égard. Mais n’oublie jamais : je t’aime plus qu’il y a d’étoiles dans le ciel. Plus que de secondes passées ou à venir, plus que tu ne peux l’imaginer. Je t’aime. » Page 381.

« Et mon amour, ne pleure pas pour moi. Je t’aime. Je vis et je meurs en pensant aux moments que nous avons partagés et à l’instant où nous nous retrouverons. Pour l’éternité. À toi, pour la vie sur cette Terre et celle dans l’autre monde. » Page 381.

« Ne va jamais fourrer ta tête là où tes fesses ne peuvent pas suivre. » Page 391.

« Callum représentait.. le présent. Toi, le futur. Callum représentait l’amour. Toi l’espoir. Callum était une partie de moi-même. Tu étais lui et moi en même temps. » Page 463.

Entre chiens et loups, tome 4 : le retour de l’aube | Malorie Blackman.

« Parfois Tobey, tu es à mes côtés et j’ai le sentiment que tu y resteras quels que soient la pluie, le feu ou la tempête que nous traverserons mais parfois, comme aujourd’hui, je ressens exactement l’inverse. » Page 90.

« Être soi, c’était pas facile. Être soi, c’était pas grand-chose, mais c’était tout ce que j’avais. » Page 118.

« Je voulais qu’elle sache qu’avec elle, j’étais en même temps moi et un autre. Que mon esprit était plein de crevasses, de recoins, de fissures et qu’elle occupait chacun de ces espaces. Je voulais lui dire à quoi elle ressemblait quand elle était en colère contre moi. Lui décrire la manière qu’elle avait de baisser la tête avant de me jeter un regard noir. La manière qu’elle avait de redresser le menton avant d’éclater de rire. Une vie entière de souvenirs et une éternité d’avenir à remplir.  » Page 144.

« — Tobey, tu sais ce que tu es ?
— Quoi ?
— Tu es mon réparateur de choses cassées.
» Page 147.

« Pour être franche, je trouvais plutôt agréable qu’il veille sur moi. Il était manifestement plus doué pour l’amour que pour la guerre. Contre oncle Jude ou qui que ce soit d’autre, il me serait sans doute aussi utile qu’une casserole en chocolat, mais il était vraiment gentil. » Page 151.

« Mais.. je.. tu es importante pour moi. Très importante. Tu forces mon cœur à battre. » Page 244.

« Ma mère dit toujours que la vie n’est pas une répétition générale, ai-je tenté. Elle affirme que le regret est un sentiment sous-estimé qui peut vous dévorer autant que la colère ou la jalousie. » Page 258.

« J’étais un meurtrier. À présent, je savais qui j’étais. Personne ne sait vraiment de quoi il est capable avant d’être confronté à ses démons. Et quand ça arrivait, il ne pouvait plus se cacher. » Page 424.

Briséïs, tome 1 : la Citadelle intemporelle | Tiphaine Siovel.

« C’est vrai, il y a des choses étranges, et tout ne s’explique pas. Et alors ? Est-ce si important ? Tu n’as pas toujours su comment était fait un arc-en-ciel, et ça ne t’a jamais empêchée de l’admirer. » Page ?

Lire est dangereux (pour les préjugés) | Dave Connis.

« La prochaine fois, dit-elle d’un ton grave, remets l’autorité en question. Défends-toi. Ne te contente pas d’accepter. Le temps ne change pas les choses. Ce sont les gens qui les changent. Le temps, lui, s’adapte. » Page 94.

« Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. » Page 100.

« M. Walsh est installé dans un fauteuil ergonomique de luxe, derrière son bureau, comme s’il était assis sur un trône. Le fauteuil n’est pas super : il est aussi éloigné d’un trône qu’une brosse à dents l’est d’une voiture. Et M. Walsh n’est pas super non plus. Il est nul — à l’instar de son fauteuil. » Page 149.

« C’est drôle comme on a peu de temps à consacrer à la lecture quand on est occupé à aider les autres à lire. » Page 170.

« Dès que je vois les rayonnages à travers la vitrine, je me sens plus légère. Il me suffit de penser à l’odeur de papier qui règne à l’intérieur. Aux puits de science et de magie que sont les livres. Aux virgules. Guillemets. Digressions. Analogies. À la beauté des pensées du quotidien transformées en poésie. Tout est là. » Page 177.

« Je flaire la déception parentale sitôt le seuil franchi. Je décèle aussi l’odeur d’un repas en attente, mais il faut d’abord que nous ayons la discussion « Tu as manqué de respect à un professeur, quelle sera la prochaine étape ? Devenir serial killer ? ». » Page 189.

« Je ne veux pas que tu ajoutes de la haine à ce monde. On en a assez comme ça. Tu peux manifester. Tu peux remettre les choses en question. Mais se battre contre quelqu’un ou quelque chose peut te faire basculer dans la haine sans même que tu t’en rendes compte. La haine ne fait jamais rien changer. » Page 195.

« J’ai toujours pensé que ceux qui ne ressentent pas la même chose que moi à la lecture d’un livre l’ont mal lu. Qu’ils sont passés à côté. Qu’ils l’ont mal compris. Soudain, je me dis qu’il y a un contexte à prendre en compte. Suis-je assez privilégiée pour pouvoir aimer les livres dans lesquels les personnages souffrent terriblement, sans me sentir moi-même encore plus déprimée ? D’ailleurs, est-ce un privilège, ou est-ce que ça change, d’une personne à l’autre ? Est-ce les deux ? » Pages 202 et 203.

« Comment ai-je pu imaginer une seconde qu’une personne ne pouvait pas souffrir ? La souffrance, c’est comme l’eau de pluie. Elle tombe et dégouline partout. Aucun endroit n’est épargné. Alors de quel droit nier la souffrance de quelqu’un parce qu’on le pense inférieur ? À croire que la souffrance doit respecter des conditions bien précises avant qu’on éprouve de l’empathie pour la personne concernée. » Page 231.

« Ce qu’on possédait sans y faire attention devient indispensable quand on ne l’a plus. » Page 235.

« Les livres ont un côté indomptable. On ne peut pas les apprivoiser. Les gens aussi ont un côté rebelle. On ne peut pas non plus les contraindre. Les deux combinés, personne ne sait ce qui se produira. » Page 269.

« Le problème, c’est qu’on se jette à corps perdu dans les livres. Avec toute notre noirceur. Notre lumière. Notre passion. Notre souffrance. Nous lisons avec tout ce qui nous façonne et toutes ces couches qui font notre personnalité agissent comme un filtre. Nous lisons avec tout ce que nos yeux ont vu, tout ce que notre cœur a vécu depuis notre naissance. L’humanité est d’une telle complexité que nous ne pouvons pas être jugés responsables de la mauvaise interprétation d’un livre. Et ce n’est pas à cause d’un livre que les gens se tuent, aiment ou haïssent. Ou qu’ils décident d’être présidents. Ce que nous faisons avant et après une lecture relève d’un choix personnel. Et ce choix, c’est la liberté. » Pages 274 et 275.

« Chacun à notre manière, nous avons peur. Peur des livres, mais pas seulement. Peur des idées, des discussions, des changements, parce que nous avons peur des frustrations que tout cela pourrait engendrer. Oui, nous avons peur. Et je sais de source sûre qu’avoir peur, c’est le contraire d’être libre. » Page 279.

Rule, tome 1 | Ellen Goodlett.

« Tu ne peux pas contrôler ta destinée. Seulement la façon dont tu l’affrontes. » Page 54.

« Avec toi, c’est forcément tout noir ou tout blanc. Eux ou moi, avec ou contre. Mais il existe des millions de nuances de gris, surtout quand on a affaire à un roi. » Page 88.

« La confiance est une faiblesse à laquelle je ne succomberai plus jamais. » Page 152.

« Elle était prête à tout sacrifier pour lui, parce qu’il avait déjà renoncé à tout pour elle. » Page 277.

« Mieux valait un ennemi connu qu’un persécuteur caché. » Page 300.

« Mais les baisers d’Elex étaient comme de lourdes pierres. Chargés de mille souvenirs, du poids des nombreuses années pendant lesquelles une tension hésitante avait lentement éclos entre eux. » Page 410.

« — Pourquoi faut-il que tu me rendes la tâche si difficile ? susurra-t-elle.
— Parce que tu me la rends impossible, déclara la Génalienne dans un souffle, avant de l’embrasser. 
» Page 482.

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Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mes lectures de août 2020. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous les œuvres dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

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