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Les jolies citations #5 | mai 2020

20 juin 2020

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la cinquième édition, celle de mai 2020.

Grisha, tome 3 : l’oiseau de feu | Leigh Bardugo.

« La confiance était un luxe que je ne pouvais plus me permettre d’accorder facilement. » Page 27.

« — Tu sais, Starkov, je commence à penser que tu as fait exprès de blanchir tes cheveux, affirma Zoya en me rejoignant.
Je balayai une étincelle de mon poignet et la regardai s’éteindre.
— Oui, Zoya, frôler la mort fait partie de ma panoplie beauté-séduction.
» Page 100.

« Mais je suis toujours le même crétin égoïste que j’ai toujours été. Malgré tous mes beaux discours de vœux et d’honneur, ce que je veux vraiment, c’est te plaquer contre le mur et t’embrasser jusqu’à ce que tu oublies tous les autres hommes. Alors dis-moi de partir, Alina. Parce que je ne peux pas t’offrir un titre ni une armée ni rien de ce qu’il te faut vraiment. » Page 159.

« — Tu l’aimes ?
— Quelle importance ?
— C’est plus difficile quand on les aime. On les pleure davantage. »
Page 186.

« Tu vis dans l’instant, moi dans un millier d’instants. » Page 187.

« Je ne vis aucune larme mouiller ses joues. Son chagrin est si ancien, me rappelai-je. Et pourtant je ne croyais pas qu’une telle souffrance puisse jamais s’estomper. La souffrance avait sa propre vie, elle s’alimentait toute seule. » Page 207. 

« Peut-être que l’amour n’était qu’une superstition, une prière récitée pour tenir à l’écart l’inévitable solitude. Je penchai la tête en arrière. Les étoiles semblaient toutes proches les unes des autres, alors qu’elles étaient séparées de millions de kilomètres. peut-être, après tout, que l’amour se résumait à convoiter une lumière bien trop brillante et hors de portée. » Pages 218 et 219.

« Sache que je t’ai aimé, confia-t-elle au Darkling. Sache que ça n’a pas suffi. » Page 231.

« Aucun d’eux n’était facile à vivre, tendre ou simple. Ils étaient comme moi, avec leurs failles et leurs blessures cachées, tous brisés de différentes façons. Nous étions mal assortis. Nous avions des bords tellement irréguliers qu’il nous arrivait de nous couper, mais alors que je m’allongeais sur le côté, la chaleur du feu dans le dos, je ressentis une bouffée de gratitude tellement douce que j’en eus mal à la gorge. la peur l’accompagna. M’approcher d’eux représentait un luxe que je finirais pas payer. Désormais j’avais plus à perdre. » Pages 251 et 252. 

« Il m’embrassa de nouveau et, cette fois, il ne s’arrêta pas, jusqu’à ce que mes joues deviennent pivoine et que mon cœur batte à cent à l’heure, jusqu’à ce que j’oublie mon propre nom et celui de tous nos camarades, jusqu’à ce que j’entende de nouveau Harshaw chanter, Tolya grommeler et Zoya promettre sur un ton enjoué de tous nous assassiner. » Page 292.

« J’ai vécu une longue vie, remplie de douleur. J’ai épuisé toutes mes larmes. Si j’éprouvais les mêmes émotions que toi, si j’avais aussi mal que toi, je n’aurais jamais pu supporter l’éternité. » Page 298.

« Je t’arracherai tout ce que tu connais, tout ce que tu aimes, jusqu’à devenir ton seul refuge. » Page 299. 

« Peut-être que ça nous a réunis, mais ça ne fait pas de nous qui nous sommes. Ça n’a pas fait de toi la fille qui arrivait à me faire rire quand je n’avais plus rien. Et ça n’a sûrement pas fait de moi l’imbécile qui croyait tout ça acquis. Ce qu’il y a entre nous, nous l’avons construit. Ça nous appartient. » Page 327.

« Je l’embrassai alors,  avec tristesse et besoin et un désir dévorant, avec l’espoir irrationnel que je pourrais le retenir ainsi dans mes bras. Et pourtant je savais bien que c’était impossible. » Page 332.

« C’en était trop. La haine, la douleur et la tristesse me submergèrent. Si j’avais pu recouvrer mon pouvoir, ne serait-ce qu’une seconde, j’aurais incendié le monde entier. » Page 348.

« Il était vieux, je le savais, pourtant à cet instant, il n’était qu’un petit garçon, brillant, doté de trop de pouvoir, accablé du fardeau de l’éternité. » Page 353. 

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Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mon unique lecture de mai 2020. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous l’œuvre dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

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