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Les jolies citations #4 | avril 2020

16 mai 2020

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la quatrième édition, celle de avril 2020.

Les dragons de l’impératrice | Alice Sola.

« Avoir un nom signifiait avoir une identité, être relié à quelque chose. or il avait perdu la plupart de ce qui était nécessaire pour exister, à part sa propre vie. » Page 19.

« Parfois, à force de jouer les hommes sans en être un et de s’interdire d’être une femme, elle se demandait qui elle était. Qui était Mulan ? Une créature asexuée qui ne vivait que pour et par la bataille ? Jusqu’à quand cela allait-il durer ? » Page 119.

« Une poignée de secondes, une amertume qu’il n’avait pas connue depuis des années lui vint à l’esprit. Quel était ce monde qui tolérait que femmes et enfants soient persécutés ? Où étaient passées logique et justice ? Compassion et entraide ? » Page 150.

« Jusqu’où pouvait-on se rapprocher d’une fleur empoisonnée ? » Page 192.

« Elle avait préféré ignorer ces sentiments, parce que la force qui la traversait en cet instant était tout bonnement terrifiante. Qui aurait cru qu’il était possible d’aimer si fort ? Ce genre d’ennemi est aussi impensable que dangereux, car elle n’avait aucune envie de le combattre. » Page 207.

« Elle ne l’avait pas laissé entrer dans son cœur, et pourtant elle partait répandre la mort pour le venger. Quel genre de personne était-elle ? » Page 215. 

« — Pourquoi m’as-tu sauvée ? murmura-t-elle, hantée.
Calaf eut un rire sec. Après tout ? Pourquoi s’était-il attendu à ce qu’elle comprenne ?
— Ce qui me tue le plus, Princesse Turandot, c’est que tu arrives à me le demander. Cela aurait dû t’être évident.
La jeune femme tituba vers lui, pâle comme un fantôme. Mais Calaf n’en avait pas fini. Cette question était pour lui la pire de toutes.
— Tu es vive d’esprit, poursuivit-il en la crucifiant de son regard implacable. Tu ne devrais plus depuis longtemps te demander pourquoi je te poursuis même lorsque tu me hais. Pourquoi je sèche tes larmes de mes mains, même si elles sont couvertes du sang que tu as fait couler. Pourquoi je veille sur chacun des souffles qui sortent de tes lèvres !
Rän se mit à trembler et referma les mains sur son cœur.
— Tu.. tu.. ?
— Je crois en toi si fort que même si tu me chasses un million de fois, je reviendrai toujours. » Page 229.

« Ce qu’elle lisait dans les yeux de son frère d’armes, ce qu’elle ressentait dans son cœur, était terrible : on aurait dit qu’ils avaient trouvé la pièce manquante à leurs cœurs, leurs corps et leurs âmes. Ils étaient liés par des années de sacrifices, d’entraide et de confiance. » Page 244.

« Son corps était un rempart contre le malheur qui tentait de transpercer l’empire. » Page 252.

« Mulan aimait le combat, aimait triompher.
Aimait que les innocents soient en paix et que l’équilibre du monde soit maintenu.
Elle n’aurait jamais dû l’oublier. » Page 253.

« Il n’y avait qu’elle.
Il n’y avait toujours eu qu’elle.
(…)
C’était ça : elle l’emplissait tout entier jusqu’à lui ôter l’air qu’il respirait. » Page 266.

« Rän avait déjà eu de monumentales envies de gifler certaines personnes. Pulsions auxquelles elle succombait la plupart du temps. » Page 275.

« Tu ne comprends pas, Mulan ! rugit-il sans s’en prendre réellement à elle cependant. J’ai été élevé, formaté pour être invincible et au service de l’empire. Et tu es capable de m’abattre avec un seul de tes sourires ! Tu peux me désarmer avec ton esprit brillant et me saigner à mort lorsque tes larmes coulent ! Tu as toujours été plus qu’un collègue pour moi. un véritable frère d’arme. L’unique personne au monde qui connaît mes pires facettes. Et ce jour-là, mon meilleur ami a disparu pour laisser place à une femme qui avait déjà mon cœur entre ses mains ! » Page 308.

« J’avais déjà conscience d’avoir commis une erreur en te quittant. Mais quand je t’ai crue morte, j’ai cru avoir perdu tout ce qu’il y avait de valable dans mon existence. » Page 310.

« Laisse-moi te choisir. Je t’en prie, laisse-moi faire de toi mon univers. » Page 359.

« Et ils s’embrassèrent comme si le monde entier pouvait s’écrouler. » Page 378.

« Le tout dans la vie, c’est de trouver quelqu’un qui t’aime assez pour se tenir avec toi sous la pluie. » Page 424.

« Tu ne pourras jamais me détester autant que je me déteste. » Page 468.

Orion, tome 2 : les étoiles ne meurent jamais | Battista Tarantini.

« — Les étoiles n’ont pas besoin d’oxygène pour continuer à brûler, Ruben. Orion demeurera sans moi.
(…)
— Va au diable, Orion ! hurle Ruben derrière moi.
Mes yeux sont embués de larmes qui ne couleront pas ; je ne vis plus rien, encore moins qu’à l’aller.
— Merci, Ruben..
Ce sont ses derniers mots pour moi. Mon destin est scellé.
Ainsi soient mes étoiles. »
Page ? (prologue).

« Du ciel aux enfers, il n’y a qu’un pas. Une traversée express d’une rive à l’autre. » Page 108.

« Je ne guérirai jamais de lui. Il fera partie de moi à jamais. Il est des amours comme ça qu’on ne croit possibles que dans les rêves ou dans les livres. Jusqu’à ce qu’ils nous tombent dessus. » Pages 195.

« Je veux que tu sois la dernière personne qui compte dans ma vie. » Page 200.

« Tu es. J’étais. Nous serons à jamais. » Page 223.

« Quand je crois avoir emmagasiné assez de lumière, tu m’éblouis encore. » Page 253.

« — Qu’est-ce que tu veux faire, aujourd’hui ? ose-t-elle chuchoter en plongeant sa main dans mes cheveux.
(…)
— Je n’en sais rien.
(…)
— Tu en es certain ?
— T’aimer, Leo. Là tout de suite, j’ai besoin de t’aimer. » Page 286.

« Je me souviendrai de tout, poursuit-elle. de ta lumière et de tes ombres. La lumière et les ombres ne meurent pas, Orion.. Elles demeurent avant et après nous. » Page 287.

Le voleur de baisers | L. J. Shen.

« Tomber amoureuse est une tragédie. Pas étonnant que ça rende les gens tristes. » Page 14.

« J’ai appris que les gens vont et viennent dans votre vie sans vous en avertir. La solitude, c’est plus qu’un choix de vie. C’est une vertu. Une sorte d’engagement. » Page 61.

« L’infidélité a un goût. Amer. Et même un peu douçâtre. Surtout, j’en tire une leçon de poids : ce que nous partageons tous les quatre, peu importe ce dont il s’agit exactement, n’est plus sacré. Nos cœurs sont souillés. Tachés. Et coupables. Totalement imprévisibles. Et voués à être brisés. » Page 91.

« Cet homme-là, c’est le diable qui visite mes rêves chaque nuit. C’est l’enfer caché sous un masque de paradis farouche. Il est le feu. Magnifique pour les yeux, mortel au toucher. » Page 137.

« Parce qu’un beau mensonge est bien plus désirable que l’horrible vérité. » Page 166.

« Avec Angelo, je ressentais une chaleur et une certaine confusion. J’étais comme enveloppée dans une couverture de sécurité. Avec Wolfe, j’ai l’impression d’être en feu. À croire qu’il pourrait m’anéantir à tout instant et que la seule chose que je pourrais faire, c’est espérer sa pitié. Je me sens en sécurité, mais pas tranquille. Désirée, mais pas voulue. Admirée, mais pas aimée. » Page 168.

« Après tout, il n’est qu’une chose pire que de perdre un proche ou un parent aimé d’une mort inattendue, c’est perdre son amour et son affection alors qu’il est encore vivant. » Page 188.

« Terriblement belle. Diaboliquement innocente. Irrévocablement mienne. » Page 224.

« C’est pour ça que les humains ont inventé le mensonge. Aucun autre animal ne ment dans la nature. La vérité est impitoyable. Elle vous déchire en deux, vous plonge le visage dans la boue. Elle vous oblige à regarder la réalité en face et à l’assumer. À sentir le véritable poids du monde dans lequel vous vivez. » Page 241.

« Puis un sourire illumine son beau visage, étirant ses lèvres comme un croissant de lune, et je comprends — avec une bonne dose de mélancolie — que je suis amoureuse de la bête cruelle qu’est mon mari. Que pour un autre de ces sourires rayonnants, je serais prête à en découdre avec mon père, à abattre des dragons et à lui tendre ma fierté sur un plateau. » Page 273.

« L’amour est rarement pleinement partagé. Il n’est jamais égal. Ni juste. Il y a toujours une partie qui aime plus. Et il vaut mieux ne pas être cette partie.. parce qu’elle souffre. » Page 293.

« — Qu’est-ce que tu vas faire à mon père ?
— Le ruiner.
Je déglutis.
— Et moi ? Qu’est-ce que tu vas faire de moi ?
— Te sauver. »
Page 300.

« Nous ne sommes plus deux étrangers partageant le même toit. Nous sommes emmêlés, entrelacés, connectés par des liens invisibles dont chacun de nous tente de se libérer mais ne parvient qu’à en resserrer les nœuds. » Page 301.

« Mon mari est sévère, puissant et impitoyable. Angelo est doux, confiant et indulgent. Le jour et la nuit. L’été et l’hiver. Et je commence à me rendre compte où est ma place : au cœur de la tempête, avec Wolfe. » Page 314.

« Ce n’est pas parce que ton histoire a comporté quelques chapitres où je n’étais pas le personnage principal que je ne suis pas l’amour de ta vie. Et toi le mien. Point barre. C’est nous. » Page 336.

« Je suis amoureux d’elle. Je suis terriblement amoureux d’elle. Impitoyablement, tragiquement fou de la (très) jeune femme aux grands yeux bleus qui parle avec ses légumes. » Page 362.

« C’est toi que j’aime. C’est toi que je désire. C’est toi qui fais de la vie l’expérience extraordinaire dont j’ai envie, plutôt que d’y prendre part chaque jour à contrecœur, comme avant. » Page 375.

« On est tombés amoureux vite et lentement. Fort et doucement. De tout notre être. » Page 375.

Grisha, tome 1 : les orphelins du royaume | Leigh Bardugo.

« J’ai risqué ma vie pour toi. J’ai traversé la moitié de Ravka pour toi, et je serais prêt à le refaire encore et encore rien que pour être avec toi, rien que pour mourir de faim et de froid avec toi et pour t’entendre maudire ce fromage tous les jours. Alors ne me dis pas que ta place n’est pas avec moi, ajouta-t-il d’un ton féroce. (…) Je regrette d’avoir mis si longtemps à te voir, Alina, mais maintenant, je ne vois que toi. » Pages 287 et 288.

Kobato, tome 3 | Clamp.

« Pense à toutes ces choses que tu as voulu faire sans aucun succès. Parfois, il suffit de trois fois rien.. De simples mots peuvent aider à guérir. » Page 42.

Grisha, tome 2 : le dragon de glace | Leigh Bardugo.

« Je ne suis pas cruel, Alina, juste prudent. » Page 43.

« — Mal n’est pas faible.
— Il est doué, je vous l’accorde, mais ce n’est pas un Grisha. Il ne sera jamais votre égal.
— Il est mon égal et plus encore. » Page 62.

« Le problème d’engager un homme qui vend son honneur, c’est qu’il peut toujours y avoir meilleur offrant. » Page 86.

« — Tu ne prends donc rien au sérieux ?
— Pas si je peux l’éviter. Ça rend la vie si pénible. » Page 91.

« Le Darkling est un puissant ennemi. Tu devras te faire de puissants amis. » Page 94.

« Quand les gens disent impossible, généralement ça veut dire improbable. » Page 122.

« — Tu ne leur offres que des mensonges.
— Non, de l’espoir. C’est mieux que rien.
» Page 172.

« — Et je ne compte sûrement pas te laisser seule avec Prince Parfait.
— Tu ne me fais pas confiance pour résister à son charme ?
— Même à moi, je ne ferais aucune confiance. Je n’ai jamais vu quelqu’un soulever les foules comme lui. Je suis sûr que s’il décidait de s’adresser aux rochers et aux arbres, ils s’empresseraient de lui prêter allégeance. » Page 174.

« Je suis une guerrière. Je suis l’Invocatrice de lumière. Et je suis votre dernière chance. » Page 227.

« — Fais attention à ce que tu dis, Nikolai, lâcha Mal tout doucement. Les princes saignent exactement comme tout le monde.
Nikolai retira une poussière invisible de sa manche.
— Oui, mais ils tachent de bien plus beaux habits. » Page 242.

« Je suis ambitieux, Alina. Et motivé. Mais j’espère.. j’espère que je connais encore la différence entre le bien et le mal. » Page 244.

« — Marche avec moi jusqu’au lac, me proposa Nikolai quand nous sortîmes du tunnel.
J’hésitai.
— Je te promets de ne pas tomber à tes genoux pour jouer une ode à ta beauté. » Page 264.

« Je voulais te rendre humaine à leurs yeux. Tout ce qu’ils voient quand ils te regardent, c’est l’Invocatrice de lumière. Ils voient une menace, une autre Grisha tout aussi puissante que le Darkling. Je veux qu’ils voient une fille, une sœur, une amie. Je veux qu’ils voient Alina. » Page 276.

« — Nous avons un but commun. Nous sommes venus ici pour Ravka. Nous..
— Non, Alina. Toi, tu es venue ici pour Ravka. Pour l’oiseau de feu. Pour mener la Seconde Armée.
Il tapota le soleil sur son cœur.
— Moi, je suis venu ici pour toi. Tu es mon drapeau, tu es ma nation. Mais ça n’a plus l’air de compter. » Page 313.

« Quoi que je dise, nous savions tous les deux la dure réalité. On fait de notre mieux. On essaie. Et en général, ça ne change rien du tout. » Page 319.

« Il n’existe personne d’autre comme nous, Alina. Et il n’en existera jamais plus après nous. » Page 350.

« Ma vie se composerait à présent d’allégeance et non d’amour, de fidélité plutôt que d’amitié. Je soupèserais chaque décision, réfléchirais avant chaque action, et ne me fierais à personne. Une vie à observer à distance. » Page 356.

« — Nous t’avons dédié notre vie. Nous tous.
Je me tournai pour leur faire face.
— Alors faites ce que je vous ordonne. » Page 395.

« Je t’ai aimé toute ma vie, Mal, murmurai-je à travers mes larmes. Notre histoire est éternelle. » Page 396.

« Je peux te promettre la sécurité, reprit-il. Ou je peux te promettre que tes souffrances seront vengées au centuple. » Page 429.

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Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mes lectures de avril 2020. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous les œuvres dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

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