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Les jolies citations #2 | février 2020

21 mars 2020

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la deuxième édition, celle de février 2020.

Les brumes de Cendrelune, tome 1 : le jardin des âmes | Georgia Caldera.

« Les émotions n’appartenaient qu’aux humains, elles les rendaient faibles et obscurcissaient leur jugement, aussi étais-je satisfait de n’en ressentir quasiment aucune — à l’exception peut-être de la puissante haine que j’éprouvais constamment pour moi-même. » Page 91.

« Ce n’était peut-être qu’une infime étincelle, mais la mèche était allumée et je distinguais la flamme de l’indignation brûlant dans chacun des regards. » Page 133.

« Je détestais peut-être les humains, mais certainement pas autant que je me détestais moi-même. » Page 316.

« Puis il y avait cette incroyable connexion. Aberrante. Révoltante. Et tellement intrigante.. » Page 319.

« À lui seul, Verlaine pouvait guérir le monde.. À lui seul, il pouvait aussi le décimer, détruire une fois pour toutes l’humanité. » Page 329.

« Dans notre réalité, jamais je n’aurais le droit de nourrir le moindre sentiment à son égard, et ce simple constat m’était étrangement insupportable. Je ne voulais pas d’un tel monde. » Page 340.

Everless, tome 2 : evermore | Sara Holland.

« Qui posséderait le bon fer-de-sang détiendrait le pouvoir de réduire le monde en cendres. » Page 8.

« Quand j’étais petite, papa me répétait que mes rêves ne pourraient jamais me faire de mal, mais il se trompait. Il y a de cela deux semaines, la fille s’est extirpée de mes cauchemars et a fait irruption dans la réalité. » Page 13.

« Est-ce un bienfait ou une malédiction d’ignorer de combien de temps on dispose dans la vie ? » Page 107.

« Si l’Alchimiste reste tapie en moi, ne se révélant que par fragments, qui suis-je, alors ? Je ne suis pas Julie Ember. Je ne suis personne. » Page 177.

« Nous avons tous perdu des êtres chers. Se souvenir de leurs histoires ne les ramènera pas. » Page 186.

« Rien n’est jamais tout à fait indestructible, je rétorque doucement, en glissant la dague à ma ceinture. Il suffit de trouver quelque chose de plus solide. » Page 231.

« J’ai toujours estimé que la connaissance du passé permet peut-être de changer l’avenir. » Page 256.

« — Tu es la mieux placée pour savoir que le passé a tendance à se répéter..
Un rire amer m’échappe.
— Pour autant, reprend-il, ça ne signifie pas que ce soit une fatalité. Nous devons croire que nous pouvons influer sur l’avenir. Sinon, à quoi bon se donner du mal ? » Page 256.

« Il est possible de survivre, sans vivre vraiment, déclare-t-il doucement, et j’ignore si Liam pourrait vivre vraiment sans toi. » Page 258.

« Liam me fixe toujours d’un regard doux, implorant. Il attend que je dise quelque chose. Il me protège depuis que nous sommes enfants, alors même que je le haïssais et le craignais. Depuis le début, j’avais raison d’avoir peur, sans même savoir pourquoi. Depuis le début, c’est lui qui pourrait me briser le cœur. » Page 306.

« — Promets-moi qu’il ne t’arrivera rien.
— Je pourrais te promettre tout ce que tu veux, répond-il. » Page 308.

« Une brise froide m’enveloppe, et mon cœur se serre. Liam, tout près. Je me concentre sur une lueur faible et vacillante qui brille dans sa tour, et tout à coup mes sentiments prennent une forme pure, limpide et élémentaire. Je l’aime. » Pages 368 & 369.

« Quels que soient les détours que ma vie a pris ou aurait pu prendre, ma route se serait toujours terminée à Everless. » Page 389.

« Le seul moyen de tuer le mal absolu, c’est l’amour absolu. » Page 403.

« J’ai un avenir. Il n’est pas infini, mais il me suffit. » Page 420.

Voyage interdit | Tara Jones.

« Il y a certains moments dans la vie où la décision que l’on s’apprête à prendre sera lourde de conséquences. Et la seconde suivante, il est déjà trop tard. » Page 7.

« Ce mec est une bombe à atomiser toute la population féminine de Boston. » Page 182.

« Y’a vraiment des regards qui vous clouent au siège bien plus efficacement que le démarrage à deux cent à l’heure d’une Ferrari. » Page 264.

La vie rêvée de Noah Oakman | David Arnold.

« Depuis que j’ai arrêté les compétitions de natation, ma faim a considérablement diminué, et en même temps, l’idée de la nourriture m’est devenue étrange, bestiale même. On arrache, on mâche, on écrase, même le mot « mastiquer » rappelle une activité sauvage. Au bout du compte, on n’est rien de plus qu’une meute de loups. » Page 20.

« C’est votre image qui dit aux gens qui vous êtes, qui vous distingue dans une foule. Au bout d’un moment, avec un peu de chance, on entend votre nom et on vous associe à ce que vous faites. » Page 42.

« Est-ce que l’alcool nous fait dire des choses qu’on ne pense pas vraiment, des choses qu’on pense vraiment, ou juste des choses vraiment méchantes ? » Page 48.

« — Parfois, il m’arrive de penser que..
Je déglutis, je secoue la tête, je me reprends.
— De penser que mon appétit pour la vie dépasse celui d’une personne normale. Comme si j’allais bientôt être à court et donc qu’il vaudrait mieux que je vive tout, que je ressente tout, que je fasse tout avant qu’il n’y en ait plus. » Page 60.

« J’en ai marre des gens qui critiquent les réseaux sociaux comme s’ils n’avaient pas le choix. Personne ne te force à participer. Si tu les détestes à ce point, alors arrête. Tout le monde s’en fiche. » Page 101.

« On envoie des hommes sur la lune, reprend-il, mais on n’est toujours pas capables d’empêcher les céréales de se ramollir dans le lait. On envoie des hommes sur la lune, mais on n’est toujours pas capables de faire réchauffer correctement des frites. » Page 121.

« J’ai parfois l’impression que Tyler partage un instinct génétique avec les requins. Sauf qu’au lieu de sentir l’odeur du sang à des kilomètres, lui, il sent les opportunités d’être un gros con. » Page 122.

« Je songe souvent à la chronologie du monde et à ma place dedans. Et quand je regarde le passé et que je vois tout ce que l’humanité a si radicalement mal compris, ou décrété impossible — des idées qui relevaient de la science-fiction à une époque et qui sont à présent de la science —, ce serait bien ignorant de ma part que de me tourner vers l’avenir et de dire : impossible. » Page 154.

« — Je sais que ton oncle peut être un peu.. excentrique, mais..
Papa rigole, comprend son erreur, se planque dans le frigo.
— Oh zut, on n’a presque plus de beurre de carotte, dites donc. » Page 193.

« Généralement parlant, on se souvient des gens pour une de ces deux raisons : un enchaînement de succès ou un unique échec. » Page 262.

« Nous sommes onze autour de cette table, dont dix de la même famille, et même si certaines de ces personnes m’agacent au plus haut point, je ne peux pas nier que leur présence me réconforte. Ce qui, d’après ce que je constate, constitue le plus gros avantage de la famille. L’assurance que s’il devait arriver quelque chose à l’un d’entre nous, ça arriverait à chacun d’entre nous. » Page 277.

« J’ai toujours envie de rencontrer des gens nouveaux, jusqu’à ce que je les rencontre. » Page 293.

« Je fantasme mon passé et je fantasme mon avenir. L’instant présent est toujours le pire moment de ma vie. » Page 294.

« Ne pas pardonner à quelqu’un, c’est comme une tumeur. Ça commence tout petit, bénin.. mais bien enraciné. Et si tu laisses faire, ça va te consumer de l’intérieur. » Page 365.

« Si on les laisse faire, les gens détruisent toujours tout. » Page 373.

Wilder girls | Rory Power.

« Parce que je crois que c’est ce que j’ai cherché toute ma vie : une tempête dans mon corps à la hauteur de celle que j’ai déjà dans la tête. » Page 228.

« Pendant un moment, j’attends, je pense au message sur le panneau d’affichage dans le foyer. Respecter la quarantaine, qu’ils disaient. Respectez les règles et nous vous aiderons.
Un couteau à ma ceinture et un fusil entre mes mains. Un an et demi de ciel vide, de pénurie de médicaments, de corps brûlant derrière l’école. À nous de nous prendre en charge nous-mêmes. Aide-toi, le ciel t’aidera. » Page 242.

« Ce que je cherchais, ce que je voulais. Tout ça n’a plus d’importance. On est ici pour le restant de nos jours et le restant de nos jours, c’est maintenant. » Page 295.

Donne-moi ton cœur, tome 1 | Sara Wolf.

« Et même si c’est impossible, même si j’ai l’impression que ça n’arrivera jamais, je garde ce tout petit espoir qu’un jour ma vie m’appartiendra à nouveau, que j’en ferai ce que je veux. » Page 31.

« Le monde est à eux et ils ne s’en rendent pas compte ; ils ont entre leurs mains le plus beau des cadeaux : leur propre destin. » Page 31.

« Cela fait trois ans que je n’ai pas vu de garçon de mon âge. Il y a bien eu ce mercenaire qui n’avait qu’un an de plus que moi, mais lui couper l’auriculaire gauche ne compte pas comme un flirt. » Page 68.

« Il y a beaucoup de choses que je supporte : la faim dans le monde, les épidémies, mes cheveux au réveil, la fin inévitable de notre civilisation, mais me détester n’en fait pas partie. » Page 92.

« Le temps a cette manie de disparaître, puis de revenir avec une terrifiante ponctualité. C’est l’heure. Il faut que je sois prête. » Page 119.

« Avec un peu de chance, je taperai si fort dans l’œil du prince qu’il l’aura au beurre noir. » Page 123.

« À la Cérémonie, continue-t-il en contemplant les trois lunes qui se reflètent dans ses yeux noirs, après votre réponse, vous m’avez regardé comme si j’étais votre égal. Je l’ai vu dans vos yeux, vous n’aviez pas peur. Ni de moi, ni de quiconque. À cet instant, j’ai su que vous seriez une épine dans mon pied. » Page 228.

« Chaque fragment, chacune de ses ombres me redonne de l’espoir, murmure-t-il. C’est cela, le pire. Pas qu’elle soit morte, mais qu’elle refuse de le rester. » Page 341.

« — C’est dangereux, les souvenirs, je murmure.
— Parfois, ils vous emprisonnent, acquiesce-t-il. Mais le seul fait de pouvoir revivre les moments de bonheur quand la vie devient trop dure.. Ça en vaut la peine. » Page 345.

Agatha Raisin enquête, tome 1 : la quiche fatale | M. C. Beaton.

« Ça prend du temps, poursuivit-il. Tout ce que vous avez à faire, c’est commencer à aimer les gens. S’ils se mettent à vous aimer à leur tour, considérez-le comme un bonus. » Page 76.

« Le seul moyen d’illuminer la journée de ce type, c’est de lui ficher une lampe torche dans la tronche. » Page 168.

Et ils meurent tous les deux à la fin | Adam Silvera.

« Pouvoir dire au revoir à ses proches avant de mourir a beau être une chance incroyable, est-ce qu’il ne vaut pas mieux passer le temps qu’il nous reste à vivre réellement ? » Page 16.

« La mort est inévitable pour tout le monde, et aujourd’hui, c’est une certitude absolue pour moi. » Page 17.

« En refusant de vivre comme si j’étais invincible tous les jours où je n’ai pas reçu d’alerte, j’ai gaspillé tous ces hier et maintenant il ne me reste plus du tout de demain. » Page 19.

« Notre amour était différent de ce que je croyais, ce qui ne veut pas dire que je ne t’aime pas. Tu as été là pour moi quand j’ai eu besoin de faire des conneries et d’être en colère, et tu m’as rendue heureuse quand j’en ai eu marre de tout détester. » Page 70.

« Quelle que soit la façon dont on choisira de vivre, on mourra tous les deux à la fin. » Page 92.

« Ça craint d’être humain, mec. On pense qu’on est tellement indestructibles et éternels, tout ça parce qu’on est capables de penser et de s’occuper de nous-mêmes, contrairement aux cabines téléphoniques et aux bouquins. Mais je parie que les dinosaures pensaient aussi qu’ils seraient les maîtres du monde pour toujours. » Page 216.

« Je refuse de croire que la vie se résume à s’imaginer son avenir. Je ne peux pas seulement en rêver, je dois prendre des risques pour le bâtir. » Page 294.

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Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mes lectures de février 2020. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous les œuvres dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

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2 Commentaires

  • Reply Rhavanielle 23 mars 2020 at 9 h 54 min

    Magnifique ! J’avais lancé un petit rendez-vous de ce type il y a une petite année maintenant (Fragments d’histoire), je suis ravie de découvrir que nous sommes nombreux mais surtout nombreuses, à avoir ce petit réflexe, cette petite manie, de prélever des extraits touchants, tristes, heureux… de nos livres ! ♥ Ces extraits sont magnifiques, en plus de me faire ajouter de nouveaux livres à ma PAL : je trouve qu’il n’y a pas plus beau comme découverte !

    • Reply Jessica 25 mars 2020 at 16 h 33 min

      J’ai beaucoup trop d’images enregistrées sur mon portable, c’est un fait, mais quand je vois certains passages dans les livres que je lis.. C’est simple, je ne peux pas passer à côté !
      Ohhh, je suis bien d’accord avec toi. 😉

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