Divers

Les jolies citations #13 | janvier 2021

15 février 2021

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la treizième édition, celle de janvier 2021.

Sœurs d’Ys : la malédiction du royaume englouti | M.T. Anderson et Jo Rioux.

« Votre mère venait d’un autre monde. Peut-être des îles fantômes des mers du nord. Peut-être de l’envers de la Terre, où tout n’est que glace et feu. » Page ?

« La générosité de la nature pour l’homme n’est jamais éternelle. Les puits s’assèchent. Les forêts disparaissent. Les champs s’épuisent quand on les laboure trop souvent. Les dogues s’usent au fil des ans. Les villes meurent. Ys ne vivra pas indéfiniment dans le luxe. » Page 78.

Un brasier d’eau et de vent | Marine Kelada.

« Se dire que seul le temps apaisera les maux doit avoir quelque chose de rassurant, comme un report de responsabilité. Seul le temps guérira, dit-on. En attendant, l’impuissance paraît une étape nécessaire au processus de guérison. C’est plus facile comme ça. Arrêter de lutter, s’en remettre au temps, simplement. » Page 23.

« Je me sens étrange, différente. Plus légère et apaisée, mais aussi plus brisée. C’est une douleur floue qui me prend le cœur, alourdit mes poumons et me serre la gorge. Mais je n’ai plus envie de la chasser. » Page 59.

« C’était comme tomber amoureuse.. Tomber amoureuse et faire le mur pour rejoindre en secret un amant.. Sauf que c’était la mer. » Page 64.

« Il a l’air fatigué, il ressemble au calme après la tempête. Il me fait penser à l’odeur de la pluie et à l’herbe humide après un orage, quand tout est paisible mais que les séquelles du mauvais temps s’attardent encore. » Page 163.

« Ayden demeure toujours là recroquevillé à la place de la partie arrachée de mon cœur, il me manque à chaque instant. Mais je suis en vie, le monde est rempli de couleurs, de sensations, de sourires, de larmes, d’amour, de petits bonheurs qui, progressivement, deviennent de grandes joies. » Page 176.

« Je pose ma tête sur ses genoux, enfouis mon visage contre son ventre. Ses doigts effleurent mon cou, mes épaules, mon dos nu. Elle se penche sur moi, ses longs cheveux tombent en cascade autour de moi comme pour me couper du monde extérieur. Ce monde si insensible, si indifférent au sort des amants maudits qui ont traversé les siècles, forgé les légendes. Roméo et Juliette, Tristan et Iseut, et tant d’autres avant nous. Amants de papier ou non, ils marquent les cœurs, ils font frissonner et rêver. Ils sont injustice, tragédie, espoir et force. C’est par leur malheur qu’ils deviennent si grands, si légendaires. Leur sang donne de l’éclat à leur histoire. » Pages 285 et 286.

Killing November, tome 2 : hunting November | Adriana Mather.

« J’ai commencé à me soucier des risques quand j’ai pris conscience que j’avais des sentiments pour la personne qui va les affronter.  » Page 14.

« Je prends alors conscience de ce que j’ai perdu, et de tout ce qu’il me reste à perdre. » Page 95.

« Il est si facile de perdre ce que l’on tient pour acquis. Nova, promets-moi de toujours profiter pleinement des choses merveilleuses que t’offre la vie. Et n’oublie jamais que rien ne peut rattraper les occasions perdues. Ni l’argent, ni les regrets, ni la volonté. » Page 121.

« Quelles que soient les menaces qui pèsent sur nous, être séparé de toi serait pire encore. » Page 128.

« — Tu ne supportes pas la moindre défaillance, November. Et plus que tout, tu détestes perdre. Or la faiblesse et l’échec sont inhérents à la nature humaine. On n’apprend que de ses erreurs. Mieux encore, accepter ses limites, c’est gagner la liberté de ne pas être irréprochable.
— Parce que être irréprochable est une mauvaise chose ? je demande, guère convaincue.
— Chercher la perfection est un piège. C’est se condamner à être toujours déçu. Même les meilleurs d’entre nous ont des failles. Leur force, c’est de les connaître, et de ne jamais se surestimer. Se comprendre soi-même, voilà le véritable pouvoir. » Page 247.

« Accepter un compromis, c’est se résoudre à perdre une partie de ce que l’on possède, soupire-t-il. » Page 371.

« Il donne à la terreur le masque de la justice. » Page 394.

« Les gens ont toujours considéré que nous étions des ennemis qui avaient fini par tomber amoureux l’un de l’autre. La vérité, c’est que j’ai été frappé par la foudre à l’instant où j’ai vu son visage. » Page 422.

« — Tu ne m’aimeras jamais autant que je t’aime. Tu peux toujours essayer, prépare-toi à essuyer défaite sur défaite.
— Je relève le défi, dis-je avant de poser mes lèvres sur les siennes. » Page ?

Missouri 1627 | Jenni Hendriks et Ted Caplan.

« — Ronnie.., commence Emily.
— Tu es trop gentille, continue Jocelyn.
— Ouais, tu ne veux pas redescendre à notre niveau et te délecter du malheur des autres ? ajoute Kaylee. » Page 39.

« Les filles semblent soulagées. Tout s’explique. Ce sont mes meilleures amies, mais pas le genre de personnes à qui je peux parler ouvertement. Notre amitié s’est construite sur des succès, et non sur des échecs. » Page 48.

« À court d’idées, même mauvaises, je reste sur le bitume et je regarde mes pieds en attendant quelque chose, n’importe quoi. De préférence la fin du monde. » Page 62.

« Vas-y, essaie de te rassurer en pensant que je suis une sale conne avec des motivations secrètes. Je pensais tout ce que j’ai dit hier soir. Tout. Souviens-toi : je n’ai pas besoin d’amies parfaites. Juste de quelqu’un qui soit là. » Page 238.

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mes lectures de janvier 2021. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous les œuvres dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

vous aimerez peut-être

Pas de commentaire

Laisser un commentaire