Divers

Les jolies citations #11 | novembre 2020

18 décembre 2020

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la onzième édition, celle de novembre 2020.

Nevernight, tome 1 : n’oublie jamais | Jay Kristoff.

« Tu seras une rumeur. Un murmure. La pensée qui réveille en sueur tous les salauds de ce monde au beau milieu d’une non-nuit. La dernière chose que tu seras dans ce monde, gamine, c’est le héros de quelqu’un. Mais tu seras une fille que même les héros craindront. » Page 32.

« Si son visage avait été un puzzle, la plupart des gens l’auraient remis dans sa boîte, inachevé. » Page 40.

« C’est une chose de voir quelqu’un passer de vie à trépas. C’en était vraiment une autre d’en être la responsable. » Page 46.

« Je vous savais insensible, Mia Corvere. Mais j’ignorais à quel point. Où gardes-tu le cœur que tu es censée avoir dans ta poitrine ? » Page 157.

« Un traître est juste un patriote qui se trouve du mauvais côté de la victoire. » Page 195.

« — Rien est ton point de départ. Ne rien posséder. N’être rien.
— Pourquoi voudrais-je faire une chose pareille ?
Le vieil homme écrasa son cigarillo sur les planches qui les séparaient. Son rictus lui arracha un sourire.
— Parce qu’à ce moment-là, tu peux accomplir n’importe quoi. » Page 199.

« Il n’est point de plus belle torture que d’avoir un pouvoir absolu sur toute chose, sauf sur soi-même. » Page 238.

« Ne laisse jamais ton visage dévoiler un secret que tes lèvres devraient taire. » Page 318.

« Parfois, la faiblesse devient une arme — dès lors qu’on est assez malin pour s’en servir. » Page 339.

« Nous sommes des tueurs, dit-il, toi comme moi. Tueur l’un, tueurs tous. Et chaque mort que nous provoquons est une prière. Une offrande à Notre-Dame du Saint-Meurtre. La mort comme une miséricorde. La mort comme un avertissement. La mort comme une fin en soi. Tout cela, il nous revient de le connaître et d’en faire don au monde. Le loup n’éprouve aucune pitié pour l’agneau. La tempête ne supplie pas les noyés de la pardonner. » Page 367.

« Si l’on ne peut pas châtier ceux qui nous ont blessés, tourmenter quelqu’un au hasard fait parfois l’affaire. » Page 374.

« Écoute, gamine, les livres que nous aimons, ils nous rendent cet amour. Et ils laissent en nous leurs marques tout comme nous-mêmes pouvons marquer leurs pages. Je le vois en toi aussi bien qu’en mon être. Tu es une fille des mots. Une fille qui a une histoire à raconter. » Page 434.

« Vous ne connaîtrez jamais mon nom, j’en ai peur. Car c’est la route de l’ombre que j’arpente. Je suis une rumeur. Un murmure. Une pensée qui réveille en sueur tous les salauds de ce monde au beau milieu d’une non-nuit. » Page 744.

Galénor, tome 1 : le livre des portes | Audrey Verreault.

« L’ignorance est la pire des bêtises.. Le savoir, c’est le pouvoir. » Page 172.

« Ce n’est pas la couleur de notre peau, notre nom de famille, notre statut dans la société ou encore la couleur de notre essence magique qui font de nous ce que nous sommes.. Ce sont nos choix, nos décisions. Le monde n’est pas non plus divisé entre d’un côté les bons et d’un autre les mauvais.. Je pense qu’il y a un peu de gris en chacun et aussi du bon, du positif. » Page 237.

Mademoiselle se marie, tome 1 | Megumi Hazuki.

« Jusqu’à présent je n’étais pas spécialement malheureuse. Seulement, je n’aimais pas être seule. Je n’aimais pas être triste. J’avais envie que quelqu’un me dise qu’il avait besoin de moi. Mais si je veux être avec lui, ce n’est pas pour ces raisons.  » Page 137.

L’académie du disque d’argent, tome 1 | L. P. Hurel.

« Il fallait avancer. Toujours avancer. Avancer sans s’arrêter. C’était ça la clé. Ne pas regarder en arrière. Ne pas regretter. Refouler les souvenirs enfouis du passé. » Page 17.

« Certes, elle était hantée par le remord. Six ans avaient passé, pourtant rien n’avait changé. Le poids qu’elle portait comme une ancre ne s’était pas allégé. Au contraire, il le drainait un peu plus vers les entrailles de la Terre, jour après jour. Elle pouvait s’envoler aussi haut qu’elle le voulait, propulsée à toute blinde vers le ciel et les étoiles, au fond elle ne pourrait jamais lui échapper. Elle était plongée dans un abîme de soufre et de cendres qui lui laissait un goût amer dans la bouche. » Page 24.

« Nul doute qu’ici, elle apprendrait tout ce dont elle avait besoin pour honorer la mémoire de son père et devenir une exploratrice hors pair. Il étudiait la terre et parcourait les mers ? Qu’à cela ne tienne. Elle étudierait le ciel et parcourrait les étoiles ! » Page 48.

« La jeune fille cligna des yeux et repoussa la chevelure azur qui l’enveloppait comme une cape. Elle était d’un bleu sombre comme le ciel nocturne qui lui avait ravi son père. Bleu comme la ligne de l’horizon qui recule pour mieux s’échapper. Bleu comme l’eau qui s’évapore un soir d’été. » Page 155.

Le dieu oiseau | Aurélie Wellenstein.

« Cependant, une partie de lui demeurait viscéralement liée à son ancien maître. Pire encore, en dépit de toutes ces horreurs, il éprouvait pour lui une reconnaissance trouble : sans lui, sans cet enfant qui l’avait réclamé à l’époque, dans la démence du banquet, il serait mort. Il aurait été dévoré comme son père. Torok lui avait sauvé la vie. Et pendant dix ans, Torok avait été toute son existence. Faolan n’avait jamais été seul. De façon folle, il s’était accroché à son tortionnaire, car sa famille décimée, cet homme était tout ce qui lui restait. » Page 284.

Interférences, tome 1 : cendres | Aurore Payelle.

« Dans toute cette foule, il est le seul qui compte. J’aimerais tellement qu’il en prenne conscience. » Page 242.

« — Je suis désolé. J’ai toujours tendance à réagir trop vite quand il s’agit de toi, s’excuse-t-il.
— Et c’est une bonne ou une mauvaise chose ? lui demandé-je, un peu perdue.
Il me soulève le menton.
— Aucune idée. J’essaie encore de comprendre. » Page 257.

« Son regard brûlant m’hypnotise. Je me sens fiévreuse. J’ai tellement chaud que je pourrais me consumer, ici, au milieu de la foule. Si ça peut m’aider à en finir avec cette tension qui me noue l’estomac, alors je suis prête à terminer en cendres. » Page 257.

« Même si le monde est rempli d’incertitude, je suis sûre d’au moins une chose. À ce moment précis, il est devenu la personne la plus importante pour moi. » Page 284.

« Je n’ai jamais été aussi proche de quelqu’un, moi qui préfère habituellement éviter de nouer des liens. Pourtant, cette fois, je n’ai pas la moindre envie de garder mes distances. » Page 290.

« Quel genre d’espoir peut-il bien rester à des gens qu’on a privés de tout ? » Page 446.

La fiancée, tome 1 | Kiera Cass.

« Les hommes se font la guerre sur le champ de bataille, le femmes derrière leur éventail. » Page 28.

« Rien n’est plus précieux que de savoir que l’on occupe une place dans le cœur de quelqu’un. Cela vaut mille fois plus qu’une rivière de diamants, qu’une chambre dans un palais. » Page 155.

« Je me suis promis de ne pas me brûler. C’est une promesse que j’ai l’intention de tenir. Mais si je dois m’enflammer, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi-même. » Page 188.

« — Je suis persuadée que nous finirons par trouver le bonheur, mais il faut nous montrer patients. Nous accrocher aux lueurs d’espoir, à ces lumières tremblotantes. Tôt ou tard le soleil va se lever. Il suffit d’attendre.
— Vous êtes mon soleil, Hollis.
Dans la bouche de Silas, le mot « soleil » ne sonne pas comme dans celle de Jameson, qui l’a pourtant prononcé des dizaines de fois. Le soleil de Jameson est aveuglant, lointain, implacable. Être le soleil de Silas, cela me donne une raison de me lever le matin. » Page 219.

« — Qu’est-ce que je ferais sans toi ?
— Nous en avons déjà parlé, Hollis. Tu te noierais.
» Page 222.

« Tout ce dont rêvent les jeunes filles, je l’ai. Et pourtant, quand Jameson glissera un anneau à mon doigt et placera une couronne sur ma tête, je sais que j’aurai l’impression d’avoir tout perdu. » Page 235.

« Chaque défi pris individuellement, je peux m’en sortir, mais les enchaîner ? J’ai peur que ce soit au-dessus de mes forces. » Page 240.

« — Est-ce que tu l’aimes ?
— Ne sois pas naïve, Hollis. L’amour est un dessert et je ne suis pas invitée au banquet.
» Page ?

____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mes lectures de novembre 2020. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous les œuvres dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

vous aimerez peut-être

Pas de commentaire

Laisser un commentaire