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Les jolies citations #1 | janvier 2020

15 février 2020

Quand je lis quelque chose — qu’il s’agisse d’un roman ou d’un manga — il m’arrive de tomber sur des passages qui ne me laissent pas indifférente. Qui m’interpellent, me plaisent, me touchent ou me font ressentir une émotion. Dans ces cas-là, j’enregistre la partie en la prenant en photo avec le numéro de page. Ainsi, je peux y revenir quand je le souhaite. Seulement, il y a un léger problème : je fais ça avec tous mes bouquins et à force, ça s’accumule inutilement dans la mémoire de mon téléphone. Pour faire de la place et surtout pour garder une trace de tout ceci d’une autre manière (pas envie d’utiliser des post-it), j’ai décidé de rédiger douze articles par an sur le blog. Dessus, je partagerai les extraits de chaque œuvre que je découvre. Et j’ai décidé de les appeler « les jolies citations ». Simple mais tout aussi efficace. C’est parti, donc, pour la première édition, celle de janvier 2020.

Djihad Online | Morton Rhue.

« Chacun croit avoir raison, mais rien n’est jamais tout blanc ou tout noir. C’est une erreur de dire que l’Occident est systématiquement bon, et l’islam, systématiquement mauvais ; et réciproquement. Pour chaque djihadiste armé d’une kalachnikov, il y a un islamophobe raciste au volant de son pick-up. Et tous deux sont intimement convaincus de croire au seul vrai Dieu. » Page 77.

« Allah n’a pas toujours été là pour moi. Il était comme le soleil : tantôt il brillait d’une lumière éclatante, tantôt il se cachait derrière les nuages. » Page 140.

« C’est peut-être ce qu’il y a de plus dingue dans ce pays de folie. Tash a raison : personne ne répare jamais quoi que ce soit. Quand c’est facile d’acheter du neuf, quelle importance si vous cassez quelque chose ? » Page 146.

« Pourquoi qualifie-t-on de patriote et de héros un soldat américain prêt à sacrifier sa vie pour son peuple, et d’extrémiste et terroriste, un combattant musulman qui fait exactement la même chose ? Comment, lorsqu’un drone américain abat des femmes et des enfants musulmans innocents, peut-on n’y voir qu’un simple accident, une erreur, un dommage collatéral ? Tandis que, si un musulman tue des femmes et des enfants américains, on parle d’atrocité, de massacre barbare, de victimes innocentes ? Tout ça est d’une hypocrisie sans nom. Pas étonnant que nos coreligionnaires s’interrogent : Si les Américains s’arrogent le droit d’attaquer leurs ennemis, alors pourquoi pas nous ? » Page 174.

Killing November, tome 1 | Adriana Mather.

« — Et ça arrive souvent ? Je veux dire.. que des élèves s’en prennent à d’autres ?
— On a dénombré un nombre inhabituel de pertes ces dernières années, répond Mrs Blackwood, sans plus d’émotion que si elle m’annonçait que le mardi était le jour des tacos à la cantine. » Page 14.

« Observe un peu cet endroit, et tu verras que j’ai raison : tout le monde a quelque chose à cacher. » Page 31.

« — On t’a manqué ? je demande en déposant un baiser sur sa joue.
Elle secoue la tête. Sa natte de cheveux gris dans sur son épaule.
— Presque autant que ma dernière migraine, répond-elle en nous conduisant jusqu’à notre table favorite, derrière la vitrine. » Page 72.

« J’ai l’impression de participer à un ballet dont je ne connais pas les pas. » Page 98.

« Il est habitué à plaire aux filles, c’est évident. Pour lui, la situation a pris un tour nouveau et intéressant. Et je dois avouer que j’éprouverais exactement la même chose, si j’étais à sa place. Au fond, nous nous ressemblons davantage que je ne veux bien l’admettre, mais j’aimerais qu’il arrête de calquer ma personnalité. Je suis censée être unique ! » Page 160.

« Je suis admirative. Ash avait raison. Ici, on analyse l’histoire plus qu’on ne l’apprend. On étudie la façon dont un domino a fait basculer le suivant, et on se sert de ce savoir pour prédire de futurs événements. Au fond, cela ressemble un peu à la façon dont il dissèque les expressions de mon visage. » Page 199.

« Mon père me l’a répété un million de fois : soit on fait une chose, soit on ne la fait pas. Hésiter n’est jamais une option. » Page 207.

L’anti-magicien, tome 1 | Sébastien De Castell.

« Là, j’aurais bien volontiers accepté un sort de bouclier. Certes, Nephenia n’était armée que de sa beauté et de mes sentiments à son égard. Mais ça faisait déjà beaucoup. » Page 136.

« Je suis une femme, gamin. Tu n’en as sans doute encore jamais croisé, vu le trou paumé où tu vis. Une femme, c’est un homme en plus malin et avec plus de couilles. » Page 141.

« Quand tu connaîtras le vaste monde autour de ta ville natale, hors de ces murailles entre lesquelles tu as grandi, tu te rendras compte qu’on ne sait presque jamais si on fait ce qu’il faut. Une action courageuse et sincère peut mener à une guerre et à l’anéantissement. Un acte lâche et intéressé peut conduire à la paix et à la prospérité. » Page 232.

« T’avoir sans arrêt dans les pattes, c’est comme avoir des épines entre chaque coussinet,  tu sais ça ? » Page 287.

« On a toujours l’espoir, même profondément enfoui, que le jour où on en aura vraiment besoin, quand ça comptera vraiment parce que c’est une question de vie ou de mort, on surmontera tous les obstacles de la vie et la puissance se manifestera. » Page 369.

« Je fis un pas hésitant vers ce qui restait de la grange et j’aperçus deux corps partiellement enfouis sous les débris, là où les mages de Ra’meth montaient la garde. Je ne pris pas la peine de vérifier s’ils étaient en vie. Je partais du principe que, pour vivre, il fallait un torse. » Page 377.

Lux, tome 2 : onyx | Jennifer L. Armentrout.

« Les souvenirs, même les plus tristes, valent mieux que rien, tu sais ? » Page 51.

« Je sais ce que je ressens ici. Et je ne suis pas le genre de personne à fuir, peu importent les difficultés que je rencontre. Je préfère me prendre un mur de briques en pleine figure plutôt qu’éprouver des regrets pendant le reste de mes jours. » Page 165.

« Moi ? Jaloux de lui ? Pas du tout. J’allais dire qu’il avait un prénom stupide. Blake ? Ça rime avec cake. Pitié ! » Page 223.

« Les mots étaient le plus puissant des instruments. Simple et souvent sous-estimé. Ils avaient la capacité de guérir. De détruire. Il fallait que je m’en serve. » Page 272.

« — Dis-le-moi.
— Quoi ? demandai-je.
— Ce que tu m’as dit tout à l’heure.
Mon cœur bondit dans ma poitrine. Je lui avais dit beaucoup de choses, mais je savais pertinemment ce qu’il voulait entendre.
— Je t’aime.
Son regard s’assombrit, puis il m’embrassa jusqu’à ce que je sois prête à envoyer balader sa stupide lubie de “faire les choses dans les règles”.
— C’est tout ce que j’aurai toujours besoin d’entendre.
— Ces trois petits mots ?
— Rien que ces trois mots. » Page 406.

Toutes les vies de Margot | Juno Dawson.

« Il paraît qu’en bande, les garçons sont des créatures bruyantes et malodorantes qui ressemblent fortement à des chimpanzés. » Pages 33 & 34.

« Megan peut bien se faire toute la promo par ordre alphabétique si ça lui chante, je m’en moque. C’est son droit le plus strict en tant que femme, mais je refuse de m’en mêler. » Page 66.

« Mère m’a dit un jour que si l’on pense trop à ce qui se passe vraiment dans le monde, on devient fou. Et je crois qu’elle a raison. » Page 82.

« — Margot est âgée. Elle est comme elle est. Tu es jeune et plus souple. On va devoir s’adapter un peu à son caractère.
— Tous les cours de gym du monde n’arriveraient pas à nous rendre assez souples pour ça. » Page 130.

« On ne peut pas regretter ce qu’on n’a jamais connu. » Page 175.

« J’ai tendance à penser que le sexe n’existait pas avant la télé en couleur, comme si les bébés étaient tricotés plutôt que conçus. » Page 179.

« La romance, s’esclaffe Margot, est la marque de fabrique des âmes sans imagination ! N’importe quel idiot peut t’apporter des fleurs, Felicity. D’après mon expérience, l’amour, le vrai, est silencieux et invisible. » Page 181.

« — Puis-je t’embrasser ? m’a-t-il demandé avec un petit coup d’épaule.
Maintenant que le moment était venu, je me sentais aussi tranquille que l’étang devant nous.
— Je crois que tu ferais mieux. J’étais sur le point de t’envoyer une invitation écrite. » Page 201.

« Je pense que tu es incroyablement courageuse de suivre ton cœur. Généralement, c’est la voie la moins raisonnable et la plus difficile. » Page 205.

« C’est drôle comme la nuit est propice aux pensées sombres. Tout cela passera-t-il une fois le soleil levé ? » Page 216.

« J’ai fait la guerre, j’ai été prêt à mourir pour un roi et un pays qui n’ont pas toujours été les miens, mais je découvre à présent que l’amour nous rend tous lâches. Quand tu liras ceci, je serai déjà parti. Traite-moi de couard si tu veux, mais je ne supporte pas l’idée de te regarder dans les yeux tandis que je nous brise le cœur à tous les deux. » Page 254.

« À un moment pendant ma lecture, ma main s’est plaquée contre ma poitrine comme pour empêcher mon cœur brisé de se déverser sur ma couette toute propre. » Page 257.

« Je te promets que tu vas t’en remettre. Le cœur guérit comme les os brisés. » Page 259.

« Je ne suis pas médecin ni scientifique, mais j’ai souvent pensé qu’il devait y avoir une chaîne délicate reliant la tête et le cœur. Un lien permettant à la raison d’être réchauffée par les sentiments et aux désirs d’être tempérés par la raison. À présent, je commence à me demander si cette chaîne n’a pas été brisée. » Page 261.

« Mon ancien prof de SVT nous a montré une fois des poumons de fumeur dans un formol : tout noirs et ratatinés. Est-ce à ça que ressemble un cœur brisé ? » Page 264.

« Avec le temps, on apprend à ne plus rien ressentir. C’est la seule manière de survivre. » Page 300.

« Les événements finissent toujours par se transformer en histoire. » Page 302.

« Il n’y a rien de tel qu’un accouchement pour se retrouver à égalité avec les animaux de ferme, il faut bien le dire. » Page 311.

« Ma tête a beau savoir qu’il n’est pas pour moi, ça ne m’empêche pas de le vouloir. Je sais que ce n’est pas bien, mais a-t-on déjà demandé à un nuage d’arrêter de pleuvoir ? C’est inutile, tout comme demander à mon cœur de ne pas se serrer quand je pense à lui. Mon cœur n’est peut-être pas brisé, mais il a pris un coup. » Page 359.

« Ce que je veux dire, c’est qu’on passe tellement de temps à s’appesantir sur les mauvais côtés — attention, je ne dis pas qu’il n’y en a pas — qu’on en oublie les bons. On ne pense jamais à la fois où le bus arrive pile au bon moment ou celle où il commence à pleuvoir après qu’on est rentré. Parfois, je crois que l’univers est de notre côté. » Page 380.

Treason (intégrale) | Aurélie Coleen.

« Ils n’ont pas dû comprendre que mon corps me sert juste d’enveloppe pour maintenir mon cœur en vrac. » Page 37.

« Mon cœur me hurle que ses bras qui m’entourent apaisent mon mal, que son silence veut dire qu’il comprend et que son souffle près de mon oreille me rappelle qu’il est facile pour lui de respirer pour nous deux. » Page 122.

Eve of man, tome 1 | Giovanna & Tom Fletcher.

« Elle n’était qu’une petite fille exhibée pour donner de l’espoir aux désespérés, de la force aux faibles, de la foi aux sceptiques. » Page 28.

« L’égoïsme fait partie de notre nature. Notre sauveuse a du pain sur la planche. » Page 31.

« Mon père ne pose jamais de questions personnelles sans une raison précise. Il a toujours une intention cachée. Pour lui, une conversation est une expérience scientifique visant à obtenir le résultat désiré. Il doit juste trouver la bonne méthode pour y parvenir. » Page 53.

« Rappelle-toi que toutes les batailles ne sont pas bonnes à mener, en particulier celles qui commencent avec les meilleures intentions. » Page 76.

« Mais, une fois encore, je distingue les incohérences dans les informations qu’on me donne. Les mensonges. Je ne doute pas qu’on le fait pour mon bien, pour me protéger d’un monde dont j’ignore tout, mais j’ai brusquement la sensation d’être une actrice qui ne connaîtrait que son texte tandis que tous les autres ont lu l’intégralité de la pièce. Et j’aimerais bien mettre la main sur le manuscrit pour découvrir tout ce qu’on me cache d’autre. Je voudrais en savoir davantage sur le monde dans lequel naîtront mes enfants et sur la vie que nous mènerons si je réussis à participer à la renaissance. Je voudrais connaître la vérité. » Page 127.

« Toutes ces années passées à gérer cet endroit ont fait d’elle une femme froide, mais je suppose qu’il y a des fissures même dans la glace la plus épaisse. » Page 138.

« Il y a des trous dans ma réalité. Il est temps que je me mette à fouiner pour y voir plus clair. » Page 152.

« Les mots peuvent être dangereux dans un monde où les murs ont des oreilles. » Page 216.

« C’est drôle comme les morts ont parfois plus de réponses à apporter que les vivants. » Page 234.

« Petite, je n’arrêtais pas de mettre les pieds dans le plat, sans réaliser que mes questions étaient inconvenantes. Puis j’ai continué parce que je savais qu’elles l’étaient. » Page 323.

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Voilà donc toutes les citations que j’ai notées pour mes lectures de janvier 2020. Laquelle préférez-vous ? Connaissez-vous les œuvres dont je parle ici ? Que pensez-vous de cet article ?

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