Lectures

La faucheuse, tome 1

18 mars 2020

« Il faut être naïf pour imaginer que nous autres faucheurs sommes des êtres supérieurs. Ou bien il faut avoir un cœur dépravé — car mis à part les pervers, qui prendrait plaisir à faucher des vies ? » Extrait du livre, page 244.

RÉSUMÉ | Les commandements du Faucheur : Tu tueras. Tu tueras sans aucun parti pris, sans sectarisme et sans préméditation. Tu accorderas une année d’immunité à la famille de ceux qui ont accepté ta venue. Tu tueras la famille de ceux qui t’ont résisté.

MON AVIS | À chaque fois qu’un livre écrit par Neal Shusterman est publié en France, bookstagram est chaud patate et je retrouve l’ouvrage sur tellement de clichés qu’il m’est tout simplement impossible de passer à côté. La faucheuse est, je pense, la saga que j’ai vue le plus souvent. Elle a fait un carton et j’ai eu beaucoup de mal à résister à la tentation. Mais récemment, je suis tombée sur le premier tome d’occasion et en excellent état. Je n’ai pas attendu plus longtemps et je me le suis procuré directement, pour finalement le dévorer quelques jours plus tard. Verdict dans la suite de mon article !

Cette histoire est celle d’un monde futuriste et utopique où les maladies et les problèmes de société ne sont plus. Les guerres, les inégalités et la famine, entre autres, relèvent du passé, et le principe même du gouvernement est devenu obsolète. À la place, une sorte d’intelligence artificielle qui sait tout et qui voit tout règne en maître : le thunderhead — auparavant « le cloud » —. Grâce à lui, la population, qui peut le consulter quand bon lui semble, a accès à toutes les connaissances. Il n’y a plus le moindre secret, le moindre mystère. Mais ce n’est pas tout, puisque la mort a également été vaincue. Et dorénavant, les suicides, accidents et meurtres conduisent les victimes directement au centre de résurrection. L’homme est devenu une créature immortelle qui peut cicatriser et rajeunir autant de fois qu’il le juge nécessaire. Afin de garder un minimum de contrôle et, surtout, pour éviter la surpopulation, un groupe particulier a été créé : il s’agit des faucheurs, les seuls êtres au monde qui ont le droit de glaner (comprenez : tuer) les gens.. de manière définitive. Citra Terranova et Rowan Damisch sont deux jeunes adolescents qui vont voir leurs vies basculer dès lors que leur chemin croisera celui de l’Honorable Maître Faraday.

J’ai beaucoup aimé les personnages. Citra, pour commencer, m’a plu : elle a des valeurs, elle est intelligente, forte tête, et droite dans ses baskets. Elle sait ce qu’elle veut, et surtout, ce qu’elle ne veut pas. Sa maturité n’a d’égale que sa franchise, et j’ai aimé son évolution au fil des pages et du temps qui passe. Rowan, en ce qui le concerne, m’a intriguée dès le chapitre de son apparition, alors qu’il était encore réservé, effacé, en retrait. Et, c’est indéniable, plus les chapitres défilaient, plus il me charmait. Certains le verront comme un héros, d’autres comme un antihéros, moi comme les deux à la fois : c’était génial. Je crois qu’il a été mon coup de cœur de l’histoire. Maître Faraday, lui, m’a fait horreur au début. Je ne voyais pas trop où il voulait en venir, je ne savais pas trop sur quel pied danser, bref, j’étais perdue. Je savais juste qu’il assassinait des gens au hasard (c’est son travail, mais quand même) et ça ne me laissait pas indifférente. Pourtant, j’ai rapidement revu ma façon de voir les choses. Dame Curie, pour continuer, a instantanément éveillé mon intérêt. Maintenant que j’ai fermé le livre, j’ignore encore si je l’apprécie ou non. Maître Goddard, ensuite, m’a littéralement fascinée, et j’ai adoré sa façon de penser. Quant aux autres personnages — parmi lesquels Esmeralda —, disons que j’ai mes préférences.

Je divise ma lecture en deux points : le premier, qui concerne la première moitié de l’ouvrage, m’a paru interminable. La mise en place du récit et la pose des bases ont manqué me perdre et c’est avec un immense regret que j’avoue m’être ennuyée. Il ne se passait pas grand-chose et ça tournait au ralenti. Vu les retours sur lesquels je suis tombée, je m’attendais clairement à autre chose. Mais la deuxième moitié de l’œuvre est arrivée et avec elle, tout a changé. C’était sensationnel. J’ai aimé l’originalité de l’histoire, la plume de l’auteur, l’alternance des points de vue, la plupart des protagonistes, les rebondissements, les révélations, et la fin qui m’a donné envie de me jeter sur la suite (que j’ai d’ailleurs immédiatement achetée.. oups). J’ai été transportée par ce monde dystopique et cruellement bien pensé. Néanmoins, s’il y a un détail qui m’a gênée, c’est la « romance ». En effet, elle a beau être mise en arrière-plan, elle est quand même présente. Et, malheureusement, je n’ai ressenti aucune alchimie, aucune étincelle entre les personnes concernées. C’était mignon, ça apportait un petit truc, mais ça sonnait creux. En résumé, la faucheuse est une bonne lecture qui a des défauts mais que je recommande.

Œuvre écrite par : Neal Shusterman.

Nombre de pages : 498 | Éditeur : France Loisirs | Ma note : 3,75/5.

Date de sortie : ? | Prix : 18,50 €

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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4 Commentaires

  • Reply Rhavanielle 23 mars 2020 at 9 h 56 min

    Tout comme toi, je n’ai pas ressenti la moindre alchimie, dans cette romance… Comme l’impression qu’elle était là par obligation !

    • Reply Jessica 25 mars 2020 at 16 h 30 min

      Oui, c’est un peu dommage. Mais d’un autre côté, je suis bien contente que la romance ne soit pas l’élément central de l’histoire !

  • Reply La route des lecteurs 7 avril 2020 at 20 h 56 min

    J’ai adoré ce tome 1, lu il y a 2 ans ❤️️ Je compte bien le relire pour enfin terminer cette trilogie 😀

    • Reply Jessica 13 avril 2020 at 12 h 32 min

      Comme je te comprends !
      Et oui, fonce. Tu en es à quel tome ? 🙂

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