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La couleur du mensonge, tome 3 | le goût du danger

27 septembre 2019

« Si je n’ai de cesse de te répéter que je veux que tu deviennes mienne, c’est uniquement parce que je t’appartiens déjà tout entier. » Extrait du livre, page 138.

RÉSUMÉ | Sage Fowler, entremetteuse et espionne prodige, est désormais ambassadrice du royaume auprès de Casmun, le pays voisin. Quelques mois après la bataille où elle a été gravement brûlée, elle se voit confier la mission de représenter le roi Raymond au cours de pourparlers avec Kimisara, leur ennemi de toujours.

Que de chemin parcouru pour l’ancienne tutrice des enfants royaux, à présent fiancée au capitaine Quinn.. Mais face à des interlocuteurs réticents voire hostiles, la tâche s’annonce des plus ardues. D’autant que la reine de Kimisara, devenue régente depuis la mort de son époux, n’est pas dans une position idéale pour négocier.. Et que nombreux sont ceux qui seraient ravis de la voir tomber.

Pris entre deux feux, Sage et Alex vont devoir mettre de côté leurs querelles d’amoureux et agir dans l’ombre s’ils veulent épargner à leur royaume une nouvelle guerre. Identités secrètes, machinations politiques et jeu de dupes passionné, le troisième et dernier tome de La couleur du mensonge conduit plusieurs pays voisins à deux doigts du désastre. Le talent de conteuse d’Erin Beaty vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page !

MON AVIS | Avant de vous parler de ce troisième et dernier tome, je voulais revenir sur le commencement de la saga. Nous y faisions la connaissance de Sage Fowler, une orpheline de seize ans qui vivait avec sa tante Braelaura et son oncle William. Ce dernier, désireux de se débarrasser d’elle au plus vite, a fait appel à une entremetteuse dès que sa nièce fut assez âgée pour se trouver un époux. La rencontre entre les deux femmes fut explosive et la marieuse, amusée par le répondant de notre héroïne, lui proposa un travail plutôt qu’un conjoint. Son nouveau rôle ? Accompagner Darnessa Rodelle à la capitale avec les plus beaux partis féminins de la région pour les marier à de riches hommes, se faire passer pour l’une d’elles, récolter des informations sur chaque personne, et former les couples. Elles seront escortées par une compagnie de l’armée. Dans le second opus nous retrouvions Sage, désormais préceptrice des enfants du roi et fiancée à Alexander Quinn. Il va se voir confier une mission de la plus haute importance et n’aura le droit d’en parler à personne. La jeune femme, vexée, va décider de se mêler de ce qui ne la regarde pas et s’incruster dans le bataillon dirigé par celui qu’elle aime.

Après avoir lu les premier et deuxième tome de cette saga (la couleur du mensonge / le parfum de la trahison), j’étais plus qu’impatiente de replonger dans l’univers imaginé par Erin Beaty pour voir où elle allait mener le lecteur. Nos héros ont déjà vécu bien des choses et surmonté de difficiles épreuves, du coup, j’étais curieuse de savoir ce qu’elle allait leur réserver ici. Finalement, je ressors satisfaite de ma lecture. Après avoir été apprentie entremetteuse, espionne et préceptrice, Sage Fowler se voit confier un nouveau statut : celui d’ambassadrice. Elle va donc devoir participer aux pourparlers avec le pays voisin, Kimisara, en tant que représentante du roi, et prendre des décisions importantes. Mais une fois sur place, elle va vite réaliser que la paix entre ces deux contrées ennemies sera plus compliquée à obtenir que ce qu’elle pensait. Alexander Quinn, quant à lui, a beaucoup trop d’obligations pour s’absenter, quitter son camp d’entraînement et rejoindre sa bien-aimée. D’autant que lui aussi a une mission à accomplir. À cause de leurs responsabilités respectives, ils se retrouvent encore une fois séparés. Mais pas pour très longtemps.

J’ai eu du mal à savourer pleinement la première partie du roman. Certes on plonge aisément dans l’intrigue et on prend plaisir à retrouver certains personnages, cependant, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs inutiles. La partie « politique », bien plus présente ici que dans les volumes précédents, m’a un peu ennuyée. Même si, dans un sens, c’était vraiment passionnant, j’ai eu une sensation de « trop » au bout d’un moment. Fort heureusement, il n’y a pas que ça : rebondissements, action, imprévus, drames, machinations, complots, conspirations, manigances, conflits et bien sûr amour, sont au rendez-vous !

Parlons maintenant des protagonistes. Ici, Sage m’a fortement agacée. Pas tout le temps, mais assez souvent quand même pour le souligner. Elle reproche beaucoup de choses à Alexander qui fait de son mieux de son côté et qui essaie de gérer ses propres problèmes avant de s’occuper d’elle. Il a un poste important, ce qui n’est pas rien, et elle refuse de le comprendre. Aussi, elle a un côté impulsif horripilant et fonce tête baissée vers le danger sans prendre la peine de penser à celles et ceux qui l’accompagnent dans son périple. Mais elle a également de bonnes qualités : loyale, gentille, intelligente, pleine de ressources, futée, c’est une héroïne badass qui a fait ses preuves et qui continue de montrer qu’elle est compétente. Alex, quant à lui, m’a plus touchée. Il court de droite à gauche et s’épuise un peu plus chaque jour qui passe, il endure bien des épreuves, son travail accompli et ses compétences ne sont pas reconnus à leur juste valeur, il n’est pas respecté de tous, et comme si ça ne suffisait pas, sa fiancée lui prend la tête. Maintes et maintes fois, j’ai eu envie de le prendre dans mes bras et de lui dire que tout allait s’arranger, qu’il s’en était merveilleusement bien sorti, que ce qu’il avait fait jusque là était incroyable (il m’échange avec Sage quand il veut). Pour les autres, nous avons Clare Holloway, toujours aussi attendrissante et forte malgré son cœur brisé ; Alaniah Limistraleddai – autrement appelée « Lani », une princesse au tempérament de feu qui dit ce qu’elle pense ; Cassek, le capitaine pas assez mis en avant à mon goût ; Malkim Huzar, mystérieux mais prometteur ; Zoraya, la reine charismatique dont les réelles intentions restent floues ; et tant d’autres encore.

Ce tome clôt superbement bien la trilogie, d’autant que la fin était excellente. J’aurais aimé une fin plus développée ainsi que plus de moments Sage / Alex sans crêpage de chignons. Même si, je l’admets volontiers, certains passages étaient plus qu’adorables. Le roman était addictif, fluide, happant, et les enjeux politiques étaient plus présents que jamais. Ce fut une belle aventure auprès de tous ces protagonistes.. Ils vont me manquer (surtout Alexander ♥) !

Nombre de pages : 608 | Éditeur : Lumen | Ma note : 4,5/5.

Date de sortie : 22.08.2019 | Prix : 16 €

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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Sélection divertissement sur Inspilia – vendredi 20 septembre 2019.

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