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La couleur du mensonge, tome 1

6 mars 2019

« Ash avait raison : elle préférait la compagnie des enfants. Leurs intentions étaient pures et simples. Ils accordaient leur confiance sans arrière-pensées, aimaient et pleuraient sans retenue, haïssaient sans culpabilité.. tout ce qu’elle ne s’était pas autorisée à faire depuis depuis la mort de son père. » Extrait du livre, page 259.

RÉSUMÉ | À Demora, ce sont les entremetteuses qui font et défont les unions, façonnant le paysage amoureux et politique du royaume. Et c’est à la capitale, lors du Concordium, que se nouent tous les cinq ans les mariages les plus prestigieux. Mais Sage Fowler, modeste orpheline recueillie par un oncle riche et respecté, n’a rien du parti idéal : sa seule chance de s’en sortir, c’est d’épouser un beau parti. Elle se présente donc chez une entremetteuse.. où l’attend une surprise de taille ! Car si elle échoue lamentablement – la faute à sa légendaire indiscipline et sa langue trop acérée -, la marieuse, amusée par son franc-parler et son sens aigu de l’observation, lui propose en revanche de devenir apprentie.

Sa mission : espionner les candidats au mariage en partance pour le Concordium. C’est accompagnée par un bataillon d’élite que Sage devra traverser le pays en compagnie des plus beaux partis de la province. Mais en chemin, leur escorte ne tarde pas à comprendre qu’ils sont tous sur le point de se jeter dans la gueule du loup : le pays voisin prépare une invasion et chaque étape du voyage pourrait bien être la dernière. Spécialiste des missions de reconnaissance, l’un des membres de la troupe sollicite l’aide de Sage.. or, plus elle avance dans ses recherches, plus elle découvre, horrifiée, que tout le monde joue double jeu ! Et, doucement, le piège semble se refermer sur elle..

MON AVIS | Dans ce premier opus d’une trilogie, nous découvrons Sage Fowler, dite Broadmoor, une jeune orpheline de seize ans. Depuis le décès de son père, elle vit chez sa tante Braelaura et son oncle William, un homme riche et respecté qui a décidé de la prendre sous son aile. Au bout de quelques années, ce dernier décidera qu’elle est en âge de se marier. Il lui arrangera donc un entretien auprès de Darnessa Rodelle, la première marieuse de la province, qui n’est sensée s’occuper que des personnes venant du grand monde, de la noblesse, voire de la bourgeoisie. Or, Sage n’est rien de tout ceci : elle n’est qu’une simple roturière, et ce rendez-vous arrangé l’énerve au plus haut point. Anticonformiste mais également envieuse de prouver qu’elle peut se tenir, elle essaiera tant bien que mal de réussir cette épreuve qui s’impose à elle. Mais son caractère bien trempé ne pourra pas résister bien longtemps face aux remarques déplacées de l’entremetteuse.. et Sage finira par exploser. La marieuse, amusée par son répondant, va lui proposer de devenir son apprentie. Sa nouvelle mission ? Accompagner des candidates pour le Condordium, espionner un peu tout le monde pour le compte de sa maîtresse, et lui donner des informations sur celles qu’elles doivent observer et surveiller. Mais elles ne seront pas toutes seules, puisqu’une compagnie de l’armée va les escorter à travers le pays.

Voilà, vous avez l’essentiel. Vraiment, j’ai adoré ce roman de plus de cinq-cents pages. Mieux, il a été une vraie claque, un coup de cœur que je ne m’attendais pas à avoir. L’héroïne est attachante au possible, badass, intelligente, franche, débrouillarde, et elle déteste qu’on lui dicte sa conduite. Les autres protagonistes, eux, ne sont pas en reste : nous avons Ash Carter, Alexander Quinn, Clare Holloway, Cassek, Luke Gramwell, Charlie.. et tous sont très intéressants à suivre. J’ai également aimé que les aspects politiques soient autant mis en avant. C’est une partie importante du roman que j’ai trouvée passionnante. L’histoire est pleine de rebondissements, il y a de l’action, des révélations, un univers développé, et bien évidemment, de la romance. Si je devais citer un point négatif, je parlerais sûrement des fautes d’orthographe, de conjugaison, que l’on retrouve de temps à autre. En dehors de cela, j’ai passé un excellent moment de lecture.

La couleur du mensonge est donc une œuvre que je recommande les yeux fermés. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de découvrir la plume fluide et efficace de Erin Beaty, qu’attendez-vous ?

Nombre de pages : 512 | Éditeur : Lumen | Ma note : 5/5 – coup de ♥

Date de sortie : 15.02.2018 | Prix : 15 €

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

 

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