Culture Lectures

Kaleb #1 : c’est si bon d’être mauvais

2 mars 2018

« Le bien et le mal ne sont pas si différents. Ce sont des frères jumeaux qui s’épanouissent différemment. Il suffit parfois d’un minuscule grain de sable pour enrayer la machine et inverser la tendance de chacun. Et si le mal peut devenir le bien, c’est que tout est possible. » Extrait du livre.

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Résumé : À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort. Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule. Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Mon avis : Kaleb est un jeune de dix-neuf ans qui, suite à de nombreux déménagements, a finalement posé ses valises en France avec son père. Mais les deux hommes ont une relation assez compliquée. Le fils est mystérieux, secret, fait beaucoup de reproches à son géniteur, tandis que le père se sent impuissant face au comportement de son enfant. Conscient que son paternel l’aime et fait de son mieux, Kaleb en vient à se dire qu’il ne mérite pas toutes ces critiques. Il n’empêche qu’il les fera quand même tout au long de l’histoire.

L’histoire, d’ailleurs, est en fait celle d’un garçon tourmenté qui verra sa vie changer petit à petit. Il est un edv, plus précisément un enfant du volcan, ce qui fait de lui une personne avec certaines capacités. Dans son cas, il a hérité de l’empathie : c’est-à-dire qu’il peut s’approprier les émotions de celles et ceux qui l’entourent, les faire siennes, et les contrôler. Complètement perdu, déboussolé, effrayé et dépassé par cette nouvelle, Kaleb tentera tant bien que mal de contrôler son pouvoir. Mais la situation va le dépasser.

D’autant plus qu’une organisation secrète du nom de Sentinelle dont le rôle est de surveiller ces edv va s’intéresser d’un peu trop près à notre protagoniste. Nous y suivrons un certain colonel Bergson, un sadique prêt à tout pour retrouver Kaleb,  ainsi que son assistante, une femme qui cache bien son jeu et qui m’a bien surprise.

Au travers de ce premier tome, on découvre un Kaleb tantôt brisé, tantôt inquiet, tantôt joyeux, tantôt satisfait, tantôt terrifié, tantôt de bonne humeur, tantôt pris de regrets, tantôt fou, tantôt dangereux, tantôt euphorique, tantôt bagarreur, tantôt charmeur, tantôt.. humain. Même si nous avons là l’image parfaite de l’antihéros, il n’en reste pas moins quelqu’un qui ressent toute une palette d’émotions fortes et diverses. Ce livre n’est pas commun, il sort de l’ordinaire, et mon avis à son encontre est assez mitigé. J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’histoire de ce bad-boy, la fin m’a donné envie de sauter sur le deuxième tome (que je n’ai pas encore en ma possession), ce n’est pas une œuvre que je conseillerai à tout le monde (déconseillée aux moins de quinze ans), mais finalement, j’ai adoré détester Kaleb.

Nombre de pages : 456 | Éditeur : Robert Laffont, collection R | Ma note : 4/5.

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Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

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2 Commentaires

  • Reply Marie 5 mars 2018 at 9 h 52 min

    Il a l’air top ce livre et tellement différent de ce que je lis d’habitude.
    Merci pour la découverte.
    Bisous

    • Reply Jessica 5 mars 2018 at 15 h 57 min

      J’espère que, si tu lis ce bouquin un jour, il te plaira. 😉

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