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Je ne meurs pas avec toi ce soir

8 juillet 2020

« La plupart des gens ne comprennent pas pourquoi je tiens tellement à passer du temps avec Black car, vu de l’extérieur, tout dans notre relation paraît faux, mais ce sont nos moments passés en tête à tête qui ont de l’importance. » Extrait du livre, pages 31 et 32.

RÉSUMÉ | Campbell Carlson et Lena James ne sont pas amies. Avec son style d’enfer et son petit ami canon, Lena est la star du bahut. Quant à Campbell, nouvelle au lycée McPherson, son objectif est simple : terminer l’année sans se faire remarquer. pourtant, c’est ensemble que Lena, noire, et Campbell, blanche, se retrouvent au cœur d’une émeute raciale à la suite d’un match qui tourne mal. Quand la situation dérape totalement et s’étend à toute la ville, les deux jeunes filles n’ont plus qu’une solution : fuir. Réussiront-elles à se faire assez confiance pour survivre ?

MON AVIS | Lena James et Campbell Carlson sont deux adolescentes qui n’ont rien en commun. L’une déborde d’assurance, a un petit ami plus âgé — dont elle est accro, voire obsédée — et est considérée comme la plus populaire du lycée. L’autre est la petite nouvelle, discrète et sportive, qui souhaite se faire toute petite pour terminer son année sans problèmes. Elles ne se connaissent pas vraiment et ne se sont jamais adressé la parole. Un soir, alors qu’un match de foot oppose leur équipe (McPherson) à celle de Jonesville, des échanges haineux vont être prononcés et une bagarre va éclater. Tensions, sirènes, police, coups de feu.. Autant d’éléments qui vont permettre à la situation de dégénérer, d’évoluer en émeute et de s’étendre à toute la ville. Bien malgré elles et le temps d’une soirée uniquement, les jeunes filles, plongés au cœur de ce cauchemar, vont s’allier pour rentrer chez elles. Mais le chemin qui mène à la sécurité est semé d’embûches et le danger se cache à chaque coin de rue. Réussiront-elles à unir leurs forces ? Et peuvent-elles vraiment compter l’une sur l’autre ?

Pour ce qui est des personnages, je dois dire que je suis à moitié convaincue. Lena, pour commencer, m’a fait de la peine quand elle parlait de son petit ami. Il se joue d’elle, l’ignore, ne prend pas la peine de décrocher son téléphone quand elle lui passe un coup de fil et en plus, il ose lui faire des crises de jalousie alors qu’elle n’a d’yeux que pour lui. J’ai trouvé ça dommage qu’une personne forte et intelligente comme elle soit à ce point accrochée à un homme qui ne la mérite pas. Campbell, ensuite, m’a touchée d’une autre façon. Je l’ai trouvée passive la plupart du temps, elle se contentait de suivre sa partenaire parce que la situation lui échappait complètement (ce qui est compréhensible, je ne dis pas le contraire). J’ai eu envie de la secouer à de nombreuses reprises, c’était terrible. Pourtant, au bout d’un moment, elle était plus réactive, plus déterminée, et malgré la terreur qui la prenait aux tripes, elle agissait. Quant à Milton Samuels — autrement appelé « Black » —, c’est le point noir de cette histoire. Pour tout dire, je cherche encore à savoir ce qu’il apporte. C’est un égocentrique qui laisse sa copine en second plan et qui se soucie plus de ce que pense sa bande d’« amis ». Un beau tocard, quoi. Sinon, en ce qui concerne les relations adultes / enfants, je n’ai qu’une chose à dire : quel gâchis ! Malgré les évènements de la nuit, il n’y a pas vraiment eu de discussion entre Lena et son grand-père et Campbell et son père. C’est dommage, il aurait fallu exploiter ça. Il y avait tellement de choses à dire ! La partie sur Nicky, également, manque de détails.

Bon. Une journée a passé depuis que j’ai refermé ce bouquin et j’ai encore du mal à poser mes mots par écrit. Ce qui est sûr et certain, en revanche, c’est que j’en ressors mitigée. Le résumé inscrit sur la quatrième de couverture a de quoi intriguer et il m’a amenée à avoir de grosses attentes.. qui n’ont pas été totalement comblées. J’ai aimé le fond de l’histoire, qui est criant de vérité, surtout en ces temps difficiles. J’ai aimé l’alternance des points de vue, qui nous permettait d’en savoir plus sur ce que ressentaient les filles. Chacune a son caractère, chacune a vécu cette tragédie et contrôlé sa peur à sa façon. Je n’étais pas forcément d’accord avec tous leurs choix, mais qu’aurai-je fait à leur place ? Concrètement, les autrices ont géré les chapitres avec brio. De plus, le nombre de pages (248) a rendu la lecture plus que fluide. Elles défilaient, se tournaient presque toutes seules, et le rythme du récit incitait le lecteur à continuer sans jamais s’arrêter. On arrive vite à la fin. Néanmoins, ce point que l’on peut qualifier de positif est à double tranchant. En effet, d’un autre côté, j’ai trouvé l’ouvrage bien trop court et la thématique, bien qu’importante, pas suffisamment développée. Il y avait du potentiel mais le contenu n’a pas été poussé à son maximum.

Protestations, manifestations, révolte, soulèvement, violence, inégalités, classes sociales, race, sexe, haine de l’autre. Plus qu’une simple histoire, ce livre parle de sujets forts et d’actualité. Il ne vous laissera donc pas indifférents.. Merci aux éditions Page Turners pour l’envoi de ce livre et pour la confiance qui m’a été accordée.

Œuvre écrite par : Kimberly Jones et Gilly Segal.

Nombre de pages : 248 | Éditeur : Milan | Ma note : 3,25/5.

Date de sortie : 24 juin 2020 | Prix : 14,90€

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