Lectures

Forestelle, tome 1 | la cité verte

23 août 2019

« Lui faisait-elle une farce de gamine ? Cette histoire de manteau qui transportait les gens dans une autre réalité, il avait quand même du mal à gober ça. C’est qu’il en avait vu, des mondes étranges.. Il avait arpenté mille sentiers, routes et montagnes, et livré bataille un nombre incalculable de fois. Il avait vu des donjons, des mines, de riches cités, des châteaux en ruine et bien d’autres lieux encore. La plupart du temps, un avatar humain lui prêtait ses traits, mais il avait aussi revêtu les attributs d’un elfe, d’un nain, et parfois même de créatures bien moins sympathiques. On pouvait compter sur lui en cas de grabuge : il prenait sa hache, sa masse ou son épée et s’en allait taper dans le tas. » Extrait du livre.

RÉSUMÉ | Forestelle. Un monde mystérieux où les habitants vivent dans des arbres immenses et où rôdent de dangereuses créatures. La jeune Coline s’y retrouve brutalement projetée, seule en pleine nuit au cœur de la forêt, après avoir enfilé un étrange vêtement découvert dans le double-fond d’une malle. Alors que Coline essaie de comprendre son rôle de « liante », sa mère, Karenn, remue ciel et terre pour la retrouver. Déterminée à rechercher sa fille perdue, elle n’hésitera pas à mettre sa vie en danger lors d’un passage périlleux vers ces contrées inconnues.

MON AVIS | L’histoire commence avec une malle mystérieuse que Anita Wakberg, actrice de soixante-dix-neuf ans, confie à Karenn Mertelle, créatrice de costumes pour le cinéma, afin que celle-ci la restaure. Mais l’objet, doté d’un double-fond, cache un beau vêtement aux tons pastels et à la broderie fine, qui tient à la fois du manteau et de la veste. Coline, la fille de la costumière âgée de douze ans tout juste, demandera à l’essayer. Ce qui, en soi, ne pose pas vraiment de problème. Toutefois, en revenant dans la pièce qu’elle a quitté quelques instants plus tôt pour répondre à un coup de téléphone, la mère verra, complètement épouvantée, son enfant disparaître juste sous ses yeux. Karenn apprendra bien assez vite que sa pré-adolescente a été envoyée, par erreur, loin de la planète Terre à cause de ce qu’elle portait. À savoir, un mantel, une chose magique et extrêmement rare capable de transporter celui qui l’enfile vers un monde inconnu. À partir de cet instant là, une longue et périlleuse quête va débuter, où chacune dépassera ses peurs et essaiera désespérément de retrouver l’autre.

Ce qui m’a tout de suite plu dans cette histoire, c’est ce que Aline Maurice a imaginé. Elle a su créer un univers original et riche avec sa propre faune, sa propre flore, son propre fonctionnement, sa propre histoire, ses propres peuples.. et c’était brillant. Ce monde de Forestelle, parallèle au nôtre, est merveilleusement bien décrit, détaillé, expliqué. C’est simple : on s’y croirait. De plus, les créatures rencontrées sont aussi étranges que fascinantes (quoique dangereuses pour certaines) et j’ai pris plaisir à les découvrir au fur et à mesure de l’avancée du récit. Côté personnages, nous avons bien évidemment notre duo mère-fille, dont la relation réelle et fusionnelle m’a profondément touchée. Elle s’aiment plus que tout et surtout, elles sont toutes les deux prêtes à aller au devant du danger pour se revoir. Qu’importent les obstacles, les problèmes, les situations à risques et les ennemis. Mais nous avons également Esteban, Isarn, Aelide, Mayeul, Jehanne, Laudine, Telio, Jodelle, Oan, Emery, Bérard, Gislebert, Sorin, et tant d’autres encore, tous plus intéressants les uns que les autres. Car oui, l’autrice a fait le choix de travailler ses protagonistes secondaires également et de leur donner un rôle à jouer ! Petite parenthèse : j’admets avoir eu une nette préférence pour un certain terrien, un certain antagoniste, et trois jeunes femmes en particulier.

La Cité Verte est le premier opus d’une trilogie magique qui, je l’espère, rencontrera un fort succès. Elle le mérite, après tout ! La plume de l’autrice était superbe, j’ai été emportée dans le périple de Coline et Karenn, et je n’ai à présent qu’une hâte : découvrir la suite de leurs aventures. De plus, le principe de roman choral (raconté par plusieurs narrateurs à tour de rôle, ici il y en a quatre) était une excellente idée. Plus les chapitres défilaient, plus j’étais prise par l’intrigue.. Enfin voilà, cette lecture n’a pas été un coup de cœur à cause des longueurs, mais plutôt une extraordinaire découverte que je conseille à celles et ceux qui cherchent à s’évader vers de vastes contrées. Je remercie Au Loup Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette œuvre incroyable, et pour m’avoir fait confiance. 

Nombre de pages : 516 | Éditeur : Au Loup Éditions | Ma note : 4,25/5.

Date de sortie : 16.07.2018 | Prix : 18,50 €

________________________________________

Connaissez-vous cette œuvre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dans le cas contraire, êtes-vous intéressés ?

vous aimerez peut-être

Pas de commentaire

Laisser un commentaire